L’abonnement à News Tank Sport est payant, merci de respecter la propriété intellectuelle et de ne pas transférer cet article sans autorisation préalable de News Tank Sport.

APPS : « 2 millions de personnes regardent la Ligue 1 via des moyens non officiels » (D. Lowenstein, LFP)

News Tank Sport - Paris - Actualité n°435090 - Publié le
- +
©  Federico Pestellini
Etat des lieux de la lutte contre le piratage, à Roland-Garros, le 23/03/2026 - ©  Federico Pestellini

« Malgré toutes les actions entreprises et l’offre tarifaire basse, le piratage de la Ligue 1 continue d’augmenter et de pénaliser la LFP et LFP Media Société commerciale filiale de la Ligue de Football Professionnel créée en juillet 2022 « dans le cadre d’un partenariat stratégique avec la société d’investissement CVC. » . 35 % des fans de football en regardent régulièrement via des moyens non officiels, soit 3,5 millions de personnes. Sur ces 3,5 millions, 59 % piratent la Ligue 1. C’est énorme. En décembre 2025, cela représentait 2 millions de personnes, contre 1,7 million un an auparavant. Il y a urgence. Le manque à gagner s’élève à plusieurs centaines de millions d’euros », déclare Douglas Lowenstein, directeur juridique de LFP Media, le 23/03/2026.

Il s’exprime dans le cadre de la table ronde intitulée « De la menace pour le modèle économique du sport français à l’enrichissement de groupes mafieux : état des lieux du piratage audiovisuel en France », lors de la matinée dédiée à la lutte contre le piratage organisée par l’APPS Association pour la protection des programmes sportifs. Créée le 23/01/2018
Les membres fondateurs de l’APPS sont : beIN Sports, Canal+, Eurosport, l’Association des Chaînes Conventionnées éditrices…
, en partenariat avec News Tank, au Tenniseum de Roland-Garros (Paris 16e).

« J’ai souvent entendu cette petite phrase : “nous sommes gratuits, donc nous ne sommes pas concernés par le piratage.” Ce n’est pas vrai : nous avons des audiences à défendre, des revenus publicitaires aussi, notamment via la publicité adressée. […] Les chiffres du CIO nous disent que le piratage lors de Paris 2024 Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. a été 3,3 fois plus élevé que lors des Jeux de Tokyo 2020. Grâce à nos partenaires techniques, nous avons recensé près de 3 000 sites illégaux et 232 000 liens live, ce qui est très impressionnant pour un événement dense, mais qui ne dure que deux semaines », affirme David Grégorio, responsable de la protection des contenus et de la lutte anti-piratage au sein de France TV.

« Derrière l’IPTV illicite, il y a un accès à des chaînes interdites, notamment des médias russes ou des chaînes liées à des organisations terroristes. Il y a aussi un risque pour les utilisateurs qui installent des applications qui ont été a priori développées dans des pays tiers, pas nécessairement amis, sans aucun contrôle. Il y a des risques informatiques concernant les données personnelles et bancaires de ces utilisateurs, mais aussi un risque collectif en matière de cybersécurité nationale », explique Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom.

« Nous nous intéressons à l’IPTV car quand on télécharge une telle application, on peut se retrouver avec un “stealer” qui est la première porte d’entrée de tous les siphonnages de données. Cela génère beaucoup d’argent. Et sur un site de streaming illégal, on vend de l’IPTV mais aussi plein d’autres choses, notamment des produits stupéfiants ou des armes. Derrière ces chaînes, ce sont souvent les mêmes acteurs pour tous ces différents trafics », indique Christophe Cencig, chef adjoint du pôle Cyber enquête de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC Office Anti-Cybercriminalité ) au sein de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ).


« La Ligue 1 reste la première compétition piratée en France, loin devant la Ligue des champions et la Premier League » (D. Lowenstein, LFP Ligue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1 Uber Eats, Ligue 2 BKT) Media)

Douglas Lowenstein, directeur juridique de LFP Media, le 23/02/2026
Douglas Lowenstein, directeur juridique de LFP Media, le 23/02/2026 - ©  Federico Pestellini

« Le football souffre pour des raisons exogènes au piratage. La multiplicité des abonnements et la variation des diffuseurs ont entraîné une volatilité des abonnés. La baisse des droits TV qui découle du piratage impacte au premier chef les clubs professionnels qui se retrouvent dans l’obligation de vendre leurs meilleurs joueurs, ce qui nuit à l’attractivité de la compétition et représente un risque existentiel pour le football professionnel français, et même le football dans son ensemble. Le piratage creuse aussi l’écart grandissant entre les clubs qui participent aux Coupes d’Europe et ceux qui ne peuvent pas se qualifier, les premiers bénéficiant de recettes supplémentaires. Nous n’avons pas envie d’aller vers un championnat à deux ou trois vitesses. Certains clubs dépendent des droits TV à hauteur de 60 %.

La LFP verse une contribution au sport français, à l’ensemble du sport amateur, qui est assise sur ses droits audiovisuels. Je pense aux centres de formation. Cette taxe Buffet Prélèvement de 5 % du montant des droits de diffusion de manifestations ou de compétitions sportives, payés par les détenteurs de droits (Ligues, Fédérations sportives et chaînes de télévision) pour… permet un ruissellement. Le manque de ressources pénalise la promotion de l’activité physique et le lien social, notamment au niveau local. En 2024-25, 40 M€ provenaient de la taxe Buffet grâce aux droits audiovisuels du football français. Cette année, le chiffre atteint 28,8 M€, soit une baisse de quasiment 30 %. Nous contribuons aussi en partie au financement de la FFF Fédération Française de Football , avec un montant de 20 M€ l’année dernière et de 14 M€ cette année. C’est autant d’argent en moins pour le foot amateur. Il y a aussi une diminution qui touche les partenaires sociaux du football, qui bénéficient d’un pourcentage des droits audiovisuels, à commencer par l’UNFP Union Nationale des Footballeurs Professionnels .

Sur notre dernière étude qui date de février 2026, on constate que la Ligue 1 reste la première compétition piratée en France, loin devant la Ligue des champions et la Premier League Ligue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs). . Cette année encore, le prix reste la première motivation des pirates qui regardent du football, même s’il y a une baisse de 7 points par rapport à 2024-25. Ils estiment que les abonnements sont trop chers.

Avec Ligue 1+, le prix a baissé puisque nous avons démarré la saison avec une offre à 10 € par mois. Malheureusement, ceux qui pirataient en 2024-25 continuent en partie à le faire aujourd’hui.

La plateforme Ligue 1+ a été lancée en août 2025
La plateforme Ligue 1+ a été lancée en août 2025 - ©  D.R.

Parmi les autres raisons invoquées par les pirates, il y a la multiplicité des abonnements. Ce ne sera plus le cas la saison prochaine (avec le match détenu cette saison par beIN SPORTS qui passera sur Ligue 1+) et nous espérons convertir ces personnes là.

18 % des gens refusent de payer pour regarder du football. Cela en dit long sur toute une génération qui a pris l’habitude de pirater dans les années 2000 avec le peer-to-peer, et une nouvelle génération habituée au tout gratuit, au tout digital, qui pense qu’il est normal de ne pas payer.

La situation est inquiétante quand on sait que la Ligue 1 n’a jamais été aussi peu chère, et surtout quand on compare avec les prix des abonnements dans les autres championnats européens.

18 % des gens refusent de payer pour regarder du football

Malgré toutes les actions entreprises et l’offre tarifaire basse, le piratage de la Ligue 1 continue d’augmenter et de pénaliser la LFP et LFP Media. 35 % des fans de football en regardent régulièrement via des moyens non officiels, soit 3,5 millions de personnes. Sur ces 3,5 millions, 59 % piratent la Ligue 1. C’est énorme. En décembre 2025, cela représentait 2 millions de personnes, contre 1,7 million un an auparavant. Il y a urgence. Le manque à gagner s’élève à plusieurs centaines de millions d’euros.

Nos équipes se battent, même si nous n’avons pas les mêmes ressources humaines et économiques que d’autres ligues. Concernant l’IPTV Télévision sur IP, c’est-à-dire distribution du signal de télévision par protocole Internet. , nous avons obtenu une première décision grâce à l’article L. 333-10 du Code du sport. Le 13/03/2022, nous avons obtenu la première décision de blocage en France qui visait l’IPTV. Nous avons ensuite obtenu, le 02/08/2024, en même temps que la FFT Fédération française de tennis et beIN, une injonction préventive auprès des FAI Fournisseur d’accès à Internet , afin de bloquer avant même le début de la compétition.

Sur les VPN Virtual private network, soit réseau virtuel privé en français. Système qui permet une activité en ligne privée et sécurisée, en isolant et en cryptant les données. , en même temps que Canal+, nous avons obtenu le 15/05/2025 une première décision de blocage à l’encontre de services VPN, ce qui constituait alors une première mondiale. Sur les DNS Le Domain Name System (DNS) est le système qui permet de traduire un nom de domaine lisible par l’humain (ex. : www.example.com) en adresse IP (ex. : 192.0.2.1) compréhensible par les ordinateurs alternatifs, nous avons aussi obtenu une première décision de blocage préventif, en juillet 2025 avant le début du Championnat. Enfin, en septembre 2025, la première décision de blocage préventif a été obtenue à l’encontre de moteurs de recherche. »

Douglas Lowenstein, directeur juridique de LFP Media

« Nous n’avons pas encore les moyens de lutter efficacement contre les IPTV » (D. Grégorio, France TV)

David Grégorio (France TV), le 23/02/2026
David Grégorio (France TV), le 23/02/2026 - ©  Federico Pestellini

« Jusqu’à il y a quatre ou cinq ans, nous manquions surtout de coordination. J’ai d’abord dû développer cette sensibilisation au piratage en interne pour faire face à cette petite phrase que j’entendais souvent : “nous sommes gratuits, donc nous ne sommes pas concernés par le piratage.” Ce n’est pas vrai : nous avons des audiences à défendre, des revenus publicitaires aussi, notamment via la publicité adressée. J’ai débuté avec le sport car c’est ce qui est le plus piraté.

Paris 2024 a été un évènement très regardé et donc très piraté. Les chiffres du CIO Comité International Olympique (International Olympic Committee, IOC) nous disent que le piratage lors de Paris 2024 a été 3,3 fois plus élevé que lors des Jeux de Tokyo 2020. Grâce à nos partenaires techniques, nous avons recensé près de 3 000 sites illégaux et 232 000 liens live, ce qui est très impressionnant pour un événement dense, mais qui ne dure que deux semaines. Nous avons visionné des extraits de 26 000 vidéos pirates, non autorisées. Sur les plateformes légales que sont TikTok et YouTube, cela représente 2,15 milliards de vues. En extrapolant concernant X et Facebook, qui jouent moins le jeu, cela représente 4 milliards de vues. Le Tour de France est bien moins piraté mais les chiffres restent importants. Les Jeux de Milan-Cortina 2026 Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 (ITA).
• Jeux Olympiques du 06 au 22/02/2026.
• Jeux Paralympiques du 06 au 15/03/2026.
nous donnent des chiffres de piratage qui correspondent à un tiers de ceux de Paris 2024.

Les réseaux sociaux jouent un peu le jeu

Il faut faire la différence entre les sites légaux et les sites illégaux. Les sites légaux, ce sont essentiellement les réseaux sociaux, qui jouent un peu le jeu. Sous le contrôle de l’Arcom Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, née le 01/01/2022 de la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres… , nous les forçons en fait à jouer le jeu, même si on aimerait qu’ils agissent sans que nous ayons besoin de signaler les vidéos pirates. Nous obtenons des résultats assez bons, mais au prix d’une charge de travail importante. Contre les sites illégaux, les IPTV, nous n’avons pas encore les moyens de lutter efficacement.

Il y a aussi le sujet de la concurrence illégale. Nous sommes victimes sur le territoire français d’acteurs qui viennent faire concurrence à nos exclusivités sans avoir les droits, mais aussi à l’étranger si un site pirate vient diffuser le signal de France TV dans un pays où les droits ont été acquis par un autre diffuseur. C’est une concurrence déloyale contre laquelle il faut agir.

On se doit de protéger le téléspectateur, notamment ses données personnelles, le jeune public. En matière de piratage, nous devons éviter la confusion pour nos téléspectateurs : les messages publicitaires mal orientés, la protection contre des messages violents ou haineux, la lutte contre la désinformation. Cela concerne moins le sport mais c’est une corde que nous devons avoir à notre arc. »

David Grégorio, responsable de la protection des contenus et de la lutte anti-piratage au sein de France TV

« Sur 20 000 sites bloqués, nous n’avons jamais eu un seul doute » (P. Combredet-Blassel, Arcom)

Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom, le 23/03/2026
Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom, le 23/03/2026 - ©  Federico Pestellini

« Nous assurons un ensemble de missions autour de la création, avec des obligations de financement et de diffusion, notamment en faveur des créations françaises et européennes. C’est là qu’on trouve la lutte contre le piratage, sur laquelle nous avons des missions particulières.

Le principe est de permettre aux ayants droit du sport d’obtenir, de la part du juge, des décisions de blocage des services illicites, puis, à partir de cette décision-cadre, qu’ils se tournent vers l’Arcom pour que ces décisions soient actualisées et que tout nouveau site qui viendrait à nouveau pirater la même compétition puisse être bloqué. L’objectif général est d’aller plus vite par rapport au fait d’aller devant le juge, mais de conserver l’intervention de l’autorité publique qui est là pour vérifier que les services en question sont bien illicites et que les blocages ne portent pas une atteinte disproportionnée à la liberté de communication.

Entre 2024 et 2025, nous avons augmenté de 71 % le nombre de services bloqués. Depuis la mise en place du dispositif en 2022, cela représente plus de 20 000 blocages dans les domaines du sport et de la culture.

Entre 2024 et 2025, nous avons augmenté de 71 % le nombre de services bloqués

Concernant les réseaux sociaux, soit ils diffusent directement une compétition protégée, soit ils organisent l’écosystème du piratage via des comptes fonctionnant comme des sortes de services client de réseaux IPTV. On considère évidemment qu’il faut que l’ensemble des acteurs soient impliqués dans la lutte contre le piratage. L’Arcom agit en tant que coordinateur pour les services numériques, en charge de la mise en œuvre du DSA Digital Services Act, Règlement européen sur les services numériques , qui a vocation à avoir un internet plus sûr. Cela passe par le fait d’avoir des signaleurs de confiance comme l’ALPA Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle qui peuvent avoir un accès facilité aux mécanismes de retrait. Cela peut passer par l’introduction de plaintes quand certains acteurs ne respectent pas le cadre, ou l’utilisation d’injonctions.

Parmi les acteurs auxquels on adresse des demandes de blocage, à part les FAI, il n’y a qu’avec Google que nos injonctions sont exécutées. Ce n’est le cas ni des autres DNS alternatifs, ni des VPN. Or le fait que ces acteurs coopèrent est déterminant pour l’action qu’on aimerait mener.

Chiffres Arcom 2025 - ©  Arcom

Dans l’ensemble, le piratage a baissé de 35 % depuis la création de l’Arcom, toutes technologies confondues. Nous avons vraiment réussi à mettre un coup au streaming sportif puisqu’il a diminué de 70 %. C’est l’IPTV qui nous inquiète surtout. C’est la seule pratique qui progresse, et ce alors qu’on imagine qu’elle a un potentiel de prédation extrêmement important sur l’offre audiovisuelle.

Derrière l’IPTV illicite, il y a un accès à des chaînes interdites, notamment des médias russes ou des chaînes liées à des organisations terroristes. Il y a aussi un risque pour les utilisateurs qui installent des applications qui ont été a priori développées dans des pays tiers, pas nécessairement amis, sans aucun contrôle. Il y a des risques informatiques concernant les données personnelles et bancaires de ces utilisateurs, mais aussi un risque collectif en matière de cybersécurité nationale.

C’est l’IPTV qui nous inquiète surtout

L’Arcom a-t-elle les moyens à la hauteur de l’ensemble des attentes exprimées à son égard ? Non, évidemment. Nos missions sont de plus en plus complexes et nos effectifs n’augmentent pas, voire baissent légèrement à l’échelle de l’Autorité. Nous avons bien conscience de la pression qui s’exerce sur les finances publiques. C’est pourquoi nous poussons, à défaut de pouvoir recruter, pour la possibilité d’automatiser nos procédures à chaque fois que cela est possible. La lutte contre le piratage s’y prête bien. Sur 20 000 sites bloqués, nous n’avons jamais eu un seul doute. Automatiser, c’est une façon de pallier en partie la carence d’effectifs qu’il faut pour bien lutter contre le piratage. »

Pauline Combredet-Blassel, directrice générale adjointe de l’Arcom

« Les flux financiers issus des IPTV illicites permettent de soutenir d’autres activités criminelles » (C. Cencig, OFAC)

Christophe Cencig (OFAC), le 23/03/2026
Christophe Cencig (OFAC), le 23/03/2026 - ©  Federico Pestellini

« Nous travaillons contre toute la criminalité organisée et les groupes mafieux. Nous nous intéressons à l’IPTV car quand on télécharge une telle application, on peut se retrouver avec un “stealer” qui est la première porte d’entrée de tous les siphonnages de données. Cela génère beaucoup d’argent. Et sur un site de streaming illégal, on vend de l’IPTV mais aussi plein d’autres choses, notamment des produits stupéfiants ou des armes. Derrière ces chaînes, ce sont souvent les mêmes acteurs pour tous ces différents trafics.

En 2024, l’OFAC s’est organisée pour lutter contre les IPTV illicites. De 2021 à 2025, 138 procédures ont été ouvertes. Nous centralisons l’ensemble des plaintes déposées par les FAI et les diffuseurs, puis mon service s’occupe de l’enquête. Nous avons également depuis quelques mois un interlocuteur unique au niveau judiciaire, ce qui nous permet d’avoir une réponse organisée. Chaque fois qu’on travaille sur une IPTV, on récupère des données, des informations, et c’est plus facile s’il y a un service qui s’occupe de tout pour pouvoir ensuite passer aux étapes suivantes. La création d’une section cyber au sein du tribunal de Nanterre nous facilite la tâche en raison de la proximité avec notre siège et ceux des diffuseurs, ainsi que de la présence d’interlocuteurs qui comprennent bien le problème.

Ce sont les moyens juridiques qui doivent être renforcés

Les profils des personnes interpellées varient et nous avons affaire à des gens plus ou moins structurés. En remontant les informations, nous pouvons arriver dans le haut du spectre de la criminalité, à dimension internationale, avec des flux diffusés de manière industrielle et des flux financiers importants. Ces flux financiers permettent de soutenir d’autres activités criminelles.

Nous travaillons sur de la procédure pénale. Nous avons besoin d’angles juridiques. Nous avons des infractions comme l’atteinte au système de traitement autorisé de données en bande organisée, l’association de malfaiteurs, l’administration de plateformes en ligne, etc. Mais si nous avons une infraction pénale avec de vraies sanctions (comme le prévoit la Publié le 11/06/2025 à 09:00
La proposition de loi (PPL) relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel est adoptée au Sénat à l’issue de la discussion en séance publique le 10/06/2025. Le…
PPL Proposition de loi sport pro)
, cela nous aidera. Les moyens matériels, on les a. Les moyens humains, on les a. Ce sont les moyens juridiques qui doivent être renforcés. »

Christophe Cencig, chef adjoint du pôle Cyber enquête de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) au sein de la DNPJ

Association pour la Protection des Programmes Sportifs (APPS)

Création : janvier 2018
Objet social  : lutte contre toutes les formes de piratage des programmes sportifs comme “la promotion, l’accès et la mise à disposition au public en ligne, sans droit ni autorisation, de contenus audiovisuels dont les droits d’exploitation ont fait l’objet d’une cession à un média diffuseur par un ayant droit du sport” telles que définies à l’article 24 de la loi Éthique du sport du 01/03/2017
Présidente : Caroline Guenneteau, secrétaire générale de beIN MEDIA Group

Membres  :

• Diffuseurs :
- beIN SPORTS
- Canal+
- Eurosport
- France Télévisions
- TF1
- RMC Sport
- L’Équipe
- DAZN
- Association des chaînes conventionnées éditrices de services (ACCeS).

• Ligues et Fédérations sportives :

- LFP Media
- Fédération Française de Football (FFF)
- Fédération Française de Basketball (FFBB)
- Fédération Française de Tennis (FFT)
- Fédération Française de Rugby (FFR)
- Ligue Nationale de Basketball (LNB)
- Ligue Nationale de Handball (LNH)
- Ligue Nationale de Rugby (LNR)
- Ligue Nationale de Volleyball (LNV)
- l’Association Nationale des Ligues de Sport Professionnel (ANLSP)
- le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF)
- Comité International Olympique (CIO)
- LALIGA
- Premier League

• Sociétés de production
- AMP Visual TV
- Stop & Go


Catégorie : Associations & Fondations


Consulter la fiche dans l‘annuaire

Fiche n° 6348, créée le 25/01/2018 à 11:56 - MàJ le 06/05/2026 à 14:18


© News Tank Sport - 2026 - Code de la propriété intellectuelle : « La contrefaçon (...) est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Est (...) un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur. »

©  Federico Pestellini
Etat des lieux de la lutte contre le piratage, à Roland-Garros, le 23/03/2026 - ©  Federico Pestellini