
VMATCH : « La F1 doit rester vigilante à préserver des zones d’expression pour chaque marque » (H. Bodinier)
« Sur le plan marketing, c’est assez spectaculaire de voir où la Formule 1 en est arrivée sous l’impulsion de Stefano Domenicali
President and CEO @ Formula One Group
(PDG de Formula One Group
Activité : détenteur des droits et organisateur du Championnat du monde de Formule 1 FIA
Création : janvier 2017
• Première entité détentrice des droits commerciaux de la Formule 1 : Formula One…
) et de Liberty Media. Pour reprendre ses mots, la F1 va désormais bien au-delà du motorsport. C’est toujours un creuset d’innovation et de haute performance, mais aussi un spectacle mêlant entertainment
Désigne l’industrie du divertissement (TV, musique, cinéma, jeux vidéo, etc.) et par extension le sport
, gastronomie, musique et mode. Après Netflix, la F1 s’est également dotée de nouveaux leviers, à l’image du succès du film F1 The Movie (produit par Apple) avec Brad Pitt à l’affiche. Le travail réalisé est remarquable », déclare Hervé Bodinier
Président fondateur @ VMATCH Luxury • Président fondateur @ VMATCH
, président fondateur de l’agence VMATCH, à News Tank le 03/03/2026.
Le dirigeant revient sur la saison 2025 du Championnat du monde de Formule 1 et se projette sur celle à venir, qui débute avec le Grand Prix d’Australie du 06 au 08/03/2026. La discipline enregistre en 2026 la venue de plusieurs nouveaux sponsors, à savoir, du côté de la FOM
Formula One Management, la société commerciale de Formula One Group
: PepsiCo (alimentaire, également partenaire de Mercedes-AMG Petronas F1 Team), Standard Chartered (banque), The Walt Disney Company
Groupe américain de médias et de divertissement (cinéma, audiovisuel, parc d’attractions, produits dérivés, jeux vidéo)
Création : 16/10/1923
Fondateurs : Walter Elias Disney et Roy O…
(divertissement), Betway
Activité : opérateur de paris sportifs et jeux d’argent en ligne
Création : 2006
Maison mère : Super GroupCEO (Betway) : Anthony WerkmanChiffre d’affaires (Super Group, 2024) : 1,7 Md€
Principaux…
(paris sportifs) ou encore Hello Kitty (licence, F1 Academy). Du côté des écuries : Breitling (montres), Audi
Activité : constructeur automobile
Marques : Audi, Lamborghini, Ducati
Création : 1909
Actionnariat : propriété du groupe Volkswagen (99,55 %)
Président : Gernot Döllner
Filiales : Audi Sport…
(automobile), Revolut (banque) ou encore Barclays
Activité : banque de détail, banque d’investissement, banque privée, gestion de fortune, immobilier
Création : 1690
Cotation : Bourse de Londres (GBR), Bourse de New York (USA)Président : Nigel…
(banque). Une cinquantaine de sponsors ont rejoint les 11 écuries pour cette nouvelle saison.
« L’enjeu pour la Formule 1 est désormais de préserver des territoires d’expression exclusifs pour chaque partenaire. Comment, sur un circuit, faire cohabiter Louis Vuitton, Pirelli, Aramco, Disney ou Lego ? On ne peut plus multiplier les logos en bord de piste. Les moyens déployés par les partenaires dans l’activation vont être de plus en plus importants afin d’émerger. Les partenaires attendront davantage de la F1 pour assurer le “servicing” et créer des activations performantes. La F1 doit rester vigilante pour préserver des zones d’expression pour chacun, être le garant de chaque identité et sans doute limiter désormais l’inventaire pour rendre l’impact de chacun plus performant », indique Hervé Bodinier.
VMATCH est impliqué dans le déploiement du partenariat entre la FOM et LVMH, qui positionne trois de ses maisons (Louis Vuitton, TAG Heuer et Moët Hennessy) depuis 2025 dans le cadre d’un partenariat de 10 ans. L’agence a par ailleurs accompagné en 2026 d’autres marques auprès d’équipes de F1 : World of Hyatt (hôtellerie) avec Audi Revolut F1 Team et Girard-Perregaux (horlogerie de luxe) avec Atlassian Williams F1 Team.
« L’année a été intense. Le bilan est positif, à la fois quantitativement et qualitativement. Avec par exemple le déploiement d’assets exclusifs, créés spécialement pour le partenariat de LVMH. C’est une première étape et LVMH et les maisons ont aussi beaucoup apporté à la F1, pour nourrir les ambitions de Liberty Media de faire de la F1 une plateforme de communication au-delà du sport. Les attentes pour 2026 sont importantes : travailler l’impact et l’engagement, faire profiter les maisons de tous les développements prévus par la F1, tout en exprimant le positionnement spécifique de chaque marque. Le sujet n’est pas la notoriété des maisons mais l’activation et les expériences à proposer », explique le dirigeant, qui répond aux questions de News Tank.
« Présente tous les 15 jours, 10 mois sur 12 dans 21 pays, il n’y a rien de plus puissant que la F1 » (H. Bodinier, VMATCH)
À l’occasion de la reprise du Championnat de monde FIA de Formule 1 en Australie, que pensez vous de cette nouvelle saison ?
La saison 2026 s’annonce passionnante et nourrit de nombreuses attentes. D’abord sur le plan sportif avec un nouveau règlement, de nouvelles équipes avec des partis pris technologiques forts. Nous avons hâte de voir la grille de départ du Grand Prix d’Australie. Mercedes
Activité : écurie de Formule 1
Création : 2010 (Mercedes a débuté la course automobile en 1934)
Actionnariat (fin 2025) :
• Daimler AG : 33 %• Ineos : 33 %
• Toto Wolff : 28 %
• George Kurtz …
, McLaren, Red Bull, Ferrari : les meilleurs seront au rendez-vous.
Côté pilotes, la bagarre s’annonce aussi intense sur la piste que celle que se sont livrés les ingénieurs depuis des mois pour créer de nouvelles voitures avec le nouveau règlement. Les fans sont impatients de voir Lewis gagner avec Ferrari mais aussi de suivre le Français Isack Hadjar se mesurer au grand champion qu’est Max Verstappen
Driver @ Oracle Red Bull Racing
Champion du monde des pilotes de Formule 1 en 2021Communautés digitales (au 09/10/2023) : • Instagram : 10,5 millions d’abonnés• Twitter : 3,4 millions…
, à armes égales chez Red Bull. Isack Hadjar ne pouvait pas rêver meilleure situation, pour seulement sa 2ème saison en F1.
Selon la performance des voitures en 2026, il sera intéressant de voir le mercato des pilotes cet été car plus de 50 % sont en fin de contrat cette année. Avec sans doute de profonds changements dans la composition des équipes pour 2027, les fans vont assurément s’enthousiasmer sur ces développements.
Sur le plan marketing, c’est assez spectaculaire de voir où la F1 en est arrivée sous l’impulsion de Stefano Domenicali
President and CEO @ Formula One Group
et de Liberty Media
Activité : groupe de communication, média et divertissement américainCréation : 28/03/1991Actionnaire majoritaire et président du conseil d’administration : John C. MalonePDG : Derek ChangFiliales …
. Pour reprendre ses mots, la F1 va désormais bien au-delà du motorsport. C’est toujours un creuset d’innovation et de haute performance, mais aussi un spectacle mêlant entertainment, gastronomie, musique et mode. Après Netflix
Activité : société de production et de diffusion de contenus vidéos en streaming
Création : 1997
Siège social : Los Gatos (États-Unis, Californie)Chiffre d’affaires (2025) : 45,18 Md$Résultat…
, la F1 s’est également dotée de nouveaux leviers, à l’image du succès du film F1 The Movie avec Brad Pitt à l’affiche. Le travail réalisé est remarquable.
Les chiffres illustrent cette réussite : 827 millions de fans dans le monde (+63 % depuis 2018), 42 % de femmes avec une moyenne d’âge de 30 ans, 43 % de moins de 35 ans ou encore 27 % de Gen Z. La discipline compte environ 115 millions de followers sur les réseaux sociaux, contre 18 millions en 2018. L’audience TV moyenne atteint environ 70 millions de téléspectateurs par Grand Prix, et près de 7 millions de spectateurs cumulés sur les 24 épreuves. Les tribunes sont pleines, avec des fans qui ne sont plus seulement des absolus connaisseurs de la F1.
Comment observez-vous la venue de nouveaux partenaires pour 2026 ?
Après LVMH
Activité : produits de luxe
Création : 1987
Siège social : Paris (FRA)
Société mère : Christian Dior SE
PDG : Bernard Arnault
Marques et filiales : Zenith, Givenchy, DKNY, TAG Heuer, Veuve…
et ses maisons en 2025, de nouveaux sponsors ont en effet rejoint la F1 : Lego, PepsiCo
Activité : agro-alimentaire
Principales marques : Pepsi (boissons), 7up (boissons), Frito-Lay’s (snacks), Tropicana (jus), Quaker (céréales), Gatorade (boisson énergétique)
Création : 1965 (fusion…
, Disney ou Hello Kitty (via la F1 Academy). Ces contrats illustrent la capacité de la Formule 1 à élargir son écosystème.
L’activation Lego en 2025 a particulièrement marqué les esprits par sa simplicité et son évidence : des pilotes au volant de leur F1 en Lego, filmant eux-mêmes des contenus dans un univers qui leur est familier. À l’origine simple licencié officiel, Lego a su créer une opération forte, en cohérence avec la discipline et son ADN. Ils ont réussi à émerger dans un environnement marketing très riche entre les sponsors de la série, des écuries et des pilotes.
L’enjeu pour la Formule 1 est désormais de préserver des territoires d’expression exclusifs pour chaque partenaire. Comment, sur un circuit, faire cohabiter Louis Vuitton, Pirelli
Activité : manufacturier de pneus
Création : 1872
Actionnariat : Marco Polo Industrial Holding (groupe China National Chemical Corporation)Président : Jiao Jian
Vice-président exécutif et DG …
, Aramco, Disney ou Lego ? Les moyens déployés par les partenaires dans l’activation vont être de plus en plus importants afin d’émerger. Les partenaires attendront davantage de la F1 pour assurer le “servicing’’ et créer des activations performantes. La F1 doit rester vigilante pour préserver des zones d’expression pour chacun, être le garant de chaque identité et sans doute en limitant désormais l’inventaire pour rendre l’impact de chacun plus performant.
Chez VMATCH
Activité : agence conseil et activation dédiée aux partenariats collaboratifs dans l’industrie du SportCréation : 13/01/2021Siège social : 39 rue de la République - 92150 Suresnes - FranceDivision…
, nous parlons d’assets propriétaires (« bespoke assets »). Comme les voitures en Lego, c’est la mise en place des malles d’exception créées par Louis Vuitton pour mettre en valeur chaque trophée de chaque course et ainsi célébrer la « Victoire Voyage en Louis Vuitton ». Ou encore la « cool down room », l’espace où se retrouve les pilotes avant le podium, réinventée par Moët & Chandon avec une visibilité spécifique et les expériences associées avec et pour les pilotes (signature des Jéroboams, opérations spéciales avec des légendes comme Alain Prost, Jacques Villeneuve, Jean Alesi, Mika Häkkinen, David Coulthard, Nico Rosberg, etc.).
Ces droits « bespoke » sont des assets qui n’existaient pas « sur étagère », et qui permettent de construire des partenariats singuliers, adaptés à la marque et à l’ayant droit. Créer ces droits exclusifs, et rendre ainsi ces partenariats uniques, est la marque de fabrique de VMATCH depuis de nombreuses années. Avec la F1, LVMH et ses maisons, nous avons eu la chance d’avoir une vraie compréhension et co-construction autour de leurs attentes respectives.
Mais l’inventaire n’est pas infini. Continuer le développement de la F1 passera par le développement de la marque F1, et les licences comme l’a très bien réussi la NBA
National Basketball Association, Ligue professionnelle nord-américaine de basketball.
, et par la puissance des nouveaux médias et formats de consommation et d’engagement, comme le partenariat avec Apple
Activité : groupe américain spécialisé dans l’électronique grand public, les logiciels et la distribution numérique.
Création : 1976
PDG : Tim Cook
Chiffre d’affaires (Comptes arrêtés au…
TV aux États-Unis ou la diffusion des Grands Prix dans les salles de cinéma pour élargir encore la fanbase.
La F1 s’adresse à des publics de plus en plus variés et larges. Ces nouvelles cibles sont peut-être moins des “core fans historiques’’ mais sont encore plus exigeantes car en attente de consommer le produit sous toutes ses formes. Présente tous les 15 jours, 10 mois sur 12 dans 21 pays, il n’y a donc rien de plus puissant que la F1.
La Formule 1 démontre sa capacité à se renouveler. Chez VMATCH, nous parlons à beaucoup de marques pour les convaincre d’y investir, en les guidant avec la bonne approche d’un partenariat singulier adapté à leur identité, en lien avec le bon partenaire (la série, un Grand Prix, une écurie, un pilote, un média…), en créant et en achetant les droits adaptés à leur besoin au budget adéquat.
Le narratif autour de la Formule 1 a complètement changé depuis la démocratisation de la série Netflix Drive to Survive. Le produit est-il lui aussi différent ?
La nouvelle réglementation technique entraîne une réduction de la taille des voitures, donc moins de surface de visibilitéLe narratif sportif demeure, car il y a toujours une notion de performance. Mais les équipes de la F1 ont ajouté la puissance des réseaux sociaux et une nouvelle manière de consommer le sport, mêlant entertainment et exposition des pilotes devenus des figures médiatiques comparables à des acteurs ou des artistes, avec des millions de followers.
Le système s’auto-alimente désormais. Un nouveau sponsor qui rejoint la F1 doit challenger l’écosystème afin de se créer un territoire d’expression. J’ai hâte de voir ce que feront PepsiCo et Disney dans cet univers.
Par ailleurs, la nouvelle réglementation technique entraîne une réduction de la taille des voitures, donc moins de surface de visibilité. C’est positif : la taille du logo n’est plus la question centrale. L’enjeu porte désormais sur l’appropriation, la légitimité, l’engagement et l’activation. Certaines marques disposent d’une visibilité limitée mais racontent une histoire forte.
En résumé, la F1 offre aujourd’hui des opportunités que l’écosystème n’avait jamais proposées auparavant, avec une diversité de prises de parole et de messages. Pendant longtemps, il s’agissait essentiellement de technologie, de performance, de vitesse et d’innovation. Ces dimensions demeurent, mais s’y ajoutent désormais le glamour, le lifestyle, l’entertainment au sens large. Ce n’est pas un hasard si le nombre de deals est passé de 12 à 31 en trois ans. À la F1 de désormais travailler au mieux avec chaque partenaire, avec davantage de sur mesure. On ne peut plus multiplier les logos en bord de piste.
Avec cette hausse des audiences, le ticket d’entrée pour les partenaires a-t-il lui aussi fortement augmenté ?
Certaines marques qui ne pouvaient pas accéder à la F1 auparavant peuvent le faire, car le ROI est supérieurCela était davantage vrai il y a trois ou quatre ans. Le véritable « game changer » reste Netflix. La série Drive to Survive a profondément modifié la perception et la valeur du produit.
La F1 a maintenant compris qu’il valait parfois mieux intégrer un acteur disposant d’une capacité d’activation différenciante, quitte à ajuster le ticket d’entrée, afin de générer un gain futur. Le deal de licence avec Lego, par exemple, n’est pas un investissement massif pour la marque, mais il a considérablement servi la F1 en termes de storytelling, pour toucher une nouvelle cible plus familiale.
L’augmentation des droits a donc eu lieu il y a trois ou quatre ans. Aujourd’hui, certaines marques qui ne pouvaient pas accéder à la F1 auparavant peuvent le faire, car le ROI Return On Investment, retour sur investissement ou taux de rendement du capital investi. Ratio financier qui désigne le montant d’argent gagné ou perdu par rapport à la somme initialement investie. est supérieur.
Un calendrier à 24 courses plutôt qu’à 18 il y a encore quelques années est-il vraiment un plus pour les annonceurs ?
Nous recommandons souvent d’activer seulement sur quelques GP pour concentrer les moyensCela peut constituer un défi. Activer une course tous les quinze jours sans renouveler le concept n’est pas simple. Pour une marque, il devient plus complexe de déployer un storytelling pertinent sur douze mois. Elle a d’autres actualités que son partenariat F1, des priorités qui évoluent. Avec 24 courses, nous recommandons souvent d’activer seulement sur quelques GP pour concentrer les moyens.
Le calendrier reste relativement stable, même si des nouveautés apparaissent comme le GP de Madrid (ESP). On parle aussi d’un GP en Afrique dans le futur. L’un des enjeux sera de trouver le bon équilibre. Nous savons que 24 représente un maximum ; l’équilibre idéal se situe peut-être autour de 20 courses pour préserver la qualité.
L’Europe doit conserver ses épreuves, mais le Moyen-Orient, l’Asie et les États-Unis exercent une forte pression. L’alternance entre Barcelone (ESP) et Spa (BEL) peut interroger les core fans, car ce sont des circuits emblématiques.
Liberty Media a acquis les droits du MotoGP. Comment jugez-vous l’évolution de la discipline ?
Si cette acquisition a été réalisée, c’est qu’un plan existe : contenus, séries, lifestyle…En MotoGP, la complexité pour les marques est double. D’abord, il s’agit d’un environnement très endémique, avec des constructeurs comme Honda ou Yamaha, qui ne disposent pas de la même exposition médiatique que Mercedes ou Audi en F1. Ensuite, la surface d’exposition sur une moto est très réduite. Une fois le constructeur identifié, l’espace résiduel est limité. Les circuits offrent toutefois des opportunités d’expression pour les marques, et certaines s’en saisissent.
J’attends de voir comment Liberty Media va marketer le produit. Si cette acquisition a été réalisée, c’est qu’un plan existe : contenus, séries, lifestyle… Je suis attentif au dispositif marketing, média et entertainment qui sera mis en place, car le MotoGP dégage de l’adrénaline, de la puissance et de l’émotion. Néanmoins, le niveau de maturité n’est pas encore comparable à celui de la F1. Chez nos clients et prospects, il est encore rare que le sujet soit évoqué.
La Formule 1 est un des principaux leviers de l’activité de VMATCH, notamment au travers du pilotage du partenariat entre LVMH et la F1. Comment s’annonce 2026 ?
C’est la première fois qu’autant de maisons du groupe sont représentées et visibles sur un même dispositif de partenariat2025 a été marqué par la mise en place du partenariat entre LVMH et la Formule 1, avec l’ensemble des maisons du groupe impliquées.
Après la négociation et la signature du partenariat, notre objectif était d’accompagner LVMH, Louis Vuitton, Moët & Chandon et Moët Hennessy dans la recommandation stratégique puis le déploiement du partenariat en général, des “bespoke assets’’ en particulier, et la mise en place de dispositifs d’activation sur et en dehors des GP. Nous avons travaillé pour faciliter une intégration complète et performante à l’écosystème, tout aussi bien auprès de la FOM que des écuries, pilotes, médias, promoteurs et autres partenaires. Cela a été de la mise en place des droits, la visibilité spécifique de chaque maison sur toutes les courses et notamment sur les GP en tant que partenaires titres, mais aussi imaginer des expériences sur les circuits et en dehors, avec la création de moments d’exception.
L’année a été intense. Le bilan est positif, à la fois quantitativement et qualitativement. Avec par exemple le déploiement d’assets exclusifs, créés spécialement pour ce partenariat.
C’était très complet, car c’est la première fois qu’autant de maisons du groupe sont représentées et visibles sur un même dispositif de partenariat. Cela suppose un niveau d’exigence très élevé en matière d’exécution, de qualité, de prestige et d’engagement. C’est une première étape et LVMH et les maisons ont aussi beaucoup apporté à la F1, pour nourrir les ambitions de Liberty Media de faire de la F1 une plateforme de communication au-delà du sport. Les attentes pour 2026 sont importantes, pour travailler l’impact et l’engagement, faire profiter les maisons de tous les développements prévus par la F1, tout en exprimant le positionnement spécifique de chaque marque. Le sujet n’est pas la notoriété des Maisons mais l’activation et les expériences à proposer.
Nous connaissions bien la Formule 1 depuis de nombreuses années, ainsi que LVMH et les maisons. Nous avions parfaitement connaissance de cette trajectoire vers l’entertainment et le lifestyle. Cela correspondait à l’ADN des maisons du groupe LVMH. Il y avait une cohérence évidente, un “match”.
Travailler avec de tels acteurs doit pourtant s’accompagner de fortes exigences.
Lorsque l’ayant droit a une stratégie et une vision claires, il est plus simple de les présenter à des marques. Souvent, les ayants droit ont des visions à court terme, ne disposent pas des moyens de leurs ambitions et ont une valeur d’IP Intellectual Property (en anglais), Propriété Intellectuelle (en français) (propriété intellectuelle) qui ne correspond pas à leurs attentes en matière de partenariats.
Dans notre cas, la Formule 1 est une IP mondiale en croissance. Chez VMATCH, nous avons un savoir-faire et une connaissance approfondie de l’écosystème (Grands Prix, promoteurs, pilotes, instances, etc.). L’important est d’avoir une feuille de route commune. Il n’y a pas, d’un côté, la vision de l’annonceur et, de l’autre, celle de l’ayant droit. Tout le monde contribue à la réussite collective.
La F1 est notre terrain d’expression et nous allons poursuivre notre engagement. Cette année, nous accompagnons aussi Hyatt avec son programme “World of Hyatt’’ auprès de l’écurie nouvellement formée Audi Revolut F1 Team (rachat de Sauber), ainsi que Girard-Perregaux (horlogerie suisse de luxe) avec Atlassian Williams F1 team. Nous sommes également très proches de l’Automobile Club de Monaco, de nombreux pilotes et d’écuries, avec différents projets et événements en cours.
En dehors de la F1, quels sont les autres projets de l’agence pour 2026 ?
Nous allons accélérer notre présence dans le cyclismeNous avons accompagné Fiat pour son retour dans le sport, avec une prise de parole en début d’année auprès de l’équipe de France de handball lors de l’Euro masculin. Il est intéressant de voir une marque historiquement engagée dans le sport se repositionner, et nous réfléchissons ensemble à élargir la prise de parole.
Après notre mission réussie auprès de l’équipe Decathlon
Activité : équipe cycliste professionnelle
Création : 1992 (équipe Chazal Vanille et Mûre) ; 1997 (AG2R La Mondiale)Actionnariat : Ag2r La Mondiale unique actionnaire entre 2022 et 2025, puis…
AG2R La Mondiale
Activité : mutuelle, assurance vie, auto, habitation
Création : 1905 (La Mondiale) ; 2008 (SGAM AG2R La Mondiale)Directeur général : Fabrice HeyrièsChiffre d’affaires (2025) : 13,1 Md€Résultat net…
, devenue Decathlon CMA CGM cette année, comme par exemple l’arrivée de Decathlon puis d’Adecco, nous allons accélérer notre présence dans le cyclisme. Nous connaissons bien ce sport, ses développements en cours et sommes persuadés de l’opportunité pour les marques d’y investir.
L’une de nos expertises est de convaincre des marques non engagées dans le sport d’y investir. Nous allons aussi renforcer notre positionnement unique basé sur la mise en place de partenariats collaboratifs, coconstruits entre la marque et l’ayant droit, pour imaginer des partenariats nouveaux, sur mesure, porteurs de sens et créateurs de valeurs pour toutes les parties impliquées (la marque, l’ayant-droit, le fan, le consommateur, les médias…).
Avec des investissements souvent challengés, des processus de décision plus complexes, nous souhaitons démontrer que le sport est une réponse pertinente à la problématique des annonceurs. Nous échangeons avec des marques, souvent très internationales, en les orientant vers des territoires et des valeurs cohérents avec leur plan de développement, leurs clients et marchés, en proposant des process et outils d’aide à la décision de la stratégie jusqu’au déploiement opérationnel.
Au-delà d’accompagner des marques de luxe et premium, de notre expertise F1 et cyclisme, nous menons également des réflexions pour des marques autour du tennis et de la voile. Ce sont des territoires d’expression forts. Lorsque nous évoquons le Vendée Globe ou Roland-Garros à des marques, il s’agit d’icônes du sport mondial que la France a la chance d’accueillir et qu’il convient de continuer à valoriser.
Nous commençons aussi à nous positionner autour des Jeux des Alpes françaises 2030. C’est un sujet structurant. Nous souhaitons accompagner les marques sur cette perspective.
Le sujet des Alpes 2030 est-il plus difficile que d’autres à adresser pour les marques ?
Je suis par exemple surpris du manque de communication sur l’offre estivale de la montagneLes Jeux d’hiver ont toujours été plus complexes à activer que ceux d’été. L’exigence des marques diffère également. Une marque sera attendue sur la question de l’héritage, car la montagne doit se réinventer.
Les marques qui réussiront leur partenariat avec Alpes 2030 seront celles qui s’engageront avant, pendant et après l’événement, avec une implication réelle dans la transformation de la montagne, été comme hiver. Le public sera attentif à cette cohérence.
Nous savons que Paris 2024
Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
n’allait pas transformer structurellement la ville. En revanche, Alpes 2030 doit répondre à des défis climatiques et environnementaux majeurs. Les stations doivent évoluer. Je suis par exemple surpris du manque de communication sur l’offre estivale. La montagne d’été est exceptionnelle. Il faut construire un narratif cohérent pour qu’elle s’exprime toute l’année. Les marques peuvent y trouver un terrain d’engagement pertinent.
Il faut faire front commun, que toutes les parties prenantes et les équipes du COJOP travaillent bien ensemble pour livrer des Jeux dont nous serons tous fiers, comme pour Paris 2024. Cela fera encore davantage rayonner notre savoir faire et nos montagnes dans le monde entier. Le narratif sur une « nouvelle aube » présenté en clôture des Jeux de Milan Cortina donne un bel exemple de cette ambition. Recevoir autant de grands événements en France est une magnifique vitrine pour notre pays et nos expertises, pour tout l’écosystème du sport business. À chacun d’y contribuer en évitant les polémiques inutiles.
Hervé Bodinier
Président fondateur @ VMATCH Luxury
Président fondateur @ VMATCH
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Parcours
Président fondateur
Président fondateur
Directeur Consulting & Activation
Executive General Manager
Directeur du pôle conseil et activation, directeur général délégué de Sponsorship 360
Président fondateur
Directeur Général Délégué et Associé
Créateur et Président Directeur Général
Directeur Marketing et Commercial
Responsable du sponsoring international et des événements
Responsable du sponsoring et des événements
Fiche n° 42976, créée le 19/02/2021 à 09:22 - MàJ le 03/03/2026 à 18:14
VMATCH
Activité : agence conseil et activation dédiée aux partenariats collaboratifs dans l’industrie du Sport
Création : 13/01/2021
Siège social : 39 rue de la République - 92150 Suresnes - France
Division et filiale : VMATCH Luxury (créée le 17/04/2023)
Président fondateur : Hervé Bodinier
Directeur général : Yann de la Fouchardière
Principaux clients :
Decathlon CMA CGM, Möet-Hennessy (depuis 2021), Louis Vuitton (depuis 2021), Veuve Clicquot (depuis 2021), Girard-Perregaux (depuis 2021), Sodexo (depuis 2022), Viparis (depuis 2023), Free2move (depuis 2023), Racing Club de France (depuis 2023), Syensqo (depuis 2024), Extreme E (puis 2021), Extreme H (depuis 2025), Girard-Perregaux (2026), Hyatt (2026)
Contact : contact@vmatch.fr
Catégorie : Agences
Adresse du siège
39 rue de la République92150 Suresnes France
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Fiche n° 14785, créée le 19/04/2023 à 14:45 - MàJ le 09/03/2026 à 10:23
© News Tank Sport - 2026 - Code de la propriété intellectuelle : « La contrefaçon (...) est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Est (...) un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur. »