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Droits TV : « Canal+ a une occasion unique de fermer le marché pour plusieurs années » (Arnaud Simon)

Paris - Publié le lundi 21 décembre 2020 à 17 h 00 - n° 203405 « Canal+Canal+ a une occasion unique de fermer le marché pour plusieurs années. On peut donc imaginer qu’ils profitent de cette opportunité pour le faire à un montant convenable pour les deux parties. Ils peuvent faire d’une pierre trois coups (obtenir des avancées sur d’autres terrains, choisir le prix et fermer le marché) et ils ne laisseront pas passer cette opportunité », déclare Arnaud Simon, directeur général d’In&Out Stories, société de conseil pour organisations sportives nationales et internationales, à News Tank, le 21/12/2020, à propos des droits TV de la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) qui vont être remis sur le marché si l’accord de sortie signé avec MediaproMediapro est validé par le tribunal de commerce de Nanterre, le 22/12/2020.

« Le scénario idéal pour la Ligue, ce serait de sécuriser son avenir financier avec une offre de l’alliance Canal+/beIN Sports pour 70/80 % du montant et de se laisser la possibilité de faire entrer un nouvel acteur digital comme AmazonAmazon ou DAZNDAZN pour les 20 ou 30 % supplémentaires qui, sinon, vont lui manquer cruellement. C’est cette répartition diffuseurs historiques/pure players digitaux que l’on retrouve aujourd’hui dans le football en Angleterre, Allemagne ou Italie. Le danger pour la Ligue, c’est de se retrouver trop dépendant de Canal », affirme Arnaud Simon.

« La Ligue 1 a payé le fait d’être en retard. Elle est partie dans des folies avec Mediapro pour le rattraper, dans une forme d’emballement collectif. Elle a été imprudente et peu visionnaire sur le deal signé en 2018. Elle a également été passive sur le travail de sa marque et sa stratégie internationale, en se reposant finalement trop sur le Paris Saint-GermainParis Saint-Germain et sur des modèles anciens de distribution. Il faut que cela change et ça ne peut pas attendre le prochain cycle de droits en 2024 car le retard deviendrait irrattrapable », ajoute l’ancien directeur général d’Eurosport France qui répond aux questions de News Tank.
Arnaud Simon - © D.R.
Arnaud Simon - © D.R.

eThink Sport 2021 : Arnaud Simon participera à deux débats, les mercredi 27 et jeudi 28/01/2021

eThink Sport 2021 : Arnaud Simon participera à deux débats, les mercredi 27 et jeudi 28/01/2021

• Arnaud Simon, directeur général d’In&Out Stories, société de conseil pour organisations sportives nationales et internationales, interviendra les 27 et 28/01/2021 dans le cadre d’eThink Sport, événement virtuel organisé par News Tank Football / News Tank Sport sur quatre matinées consécutives, du mardi 26 au vendredi 29/01/2021.

• Il participera aux débats intitulés « L’avenir du sport passe-t-il par de nouveaux formats de compétition ? », le mercredi 27/01/2021 et « Droits TV de la LFP : quelles leçons tirer du fiasco Mediapro ? », le jeudi 28/01/2021.

• Pour consulter le programme complet, cliquez ici !

« La LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) doit reprendre en main son destin sur l’international et le digital, priorités absolues pour son développement » (A. Simon)

Que pensez-vous de la résolution du conflit entre la LFP et Mediapro ?

Mediapro n'était pas le bon partenaire, c'était urgent pour la Ligue de récupérer ses droitsA très court terme, c’est la bonne solution. MediaproMediapro n’était pas le bon partenaire ni dans ce qu’il proposait comme solution pour les fans, ni dans son modèle économique, ni dans son attitude et dans sa capacité à assumer son investissement. Il y avait une urgence pour la Ligue de récupérer les droits, de limiter la casse au maximum, de sauver les clubs de la faillite et de pouvoir reprendre en main son destin. Les 100 millions d’euros de dédommagement négociés par Vincent LabruneVincent Labrune (président de la LFPLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue)) sont un moindre mal. Il fallait absolument se sortir de l’ornière et cela a été fait avec beaucoup de calme et d’habileté. Malheureusement, cela reste une vraie catastrophe industrielle avec des dégâts humains, je pense aux salariés de Téléfoot, mais également aux personnes impliquées dans la production. Il ne faut pas oublier non plus qu’Euromedia et AMP avaient été sortis de ce marché par Mediapro. Peut-être pourront-ils faire leur retour prochainement.

L’accord semble tout de même favorable à Mediapro qui ne paiera même pas un montant équivalent aux matches diffusés…

La Ligue 1 va probablement descendre en Ligue 2 sur le plan internationalCertes, mais la Ligue ne pouvait pas se permettre de traîner, elle devait récupérer ses droits. Quelque part, c’est donner une bénédiction au manque d’éthique de Mediapro, mais chaque jour qui passe, ce sont des millions d’euros qui partent et un avenir qui s’assombrit un peu plus. La Ligue 1 n’était déjà pas l’un des championnats les plus attractifs d’Europe et elle va probablement descendre en Ligue 2 sur le plan international. Il va falloir deux à trois saisons, voire un cycle complet pour se remettre de tout ça. Attendre, c’était aggraver le problème.

Mediapro a une image écornée à l'internationalPour Mediapro, ils s’en sortent bien sur le marché français au regard des montants en jeu, mais leur image est écornée sur le plan international. L’industrie du sport et des médias est vaste, mais en même temps, c’est un microcosme. Je vois mal un ayant droit leur faire confiance après ce qu’il vient de se passer.

Droits TV : la décision de justice sur l’accord Mediapro - LFP sera rendue ce mardi 22/12/2020

Droits TV : la décision de justice sur l’accord Mediapro - LFP sera rendue ce mardi 22/12/2020

• Le tribunal de Nanterre a étudié l’accord signé (le 11/12/2020) entre la LFP et Mediapro au sujet des droits de diffusion de la Ligue 1 Uber Eats et la Ligue 2 BKT et rendra sa décision sur la validité de cet accord, le 22/12/2020.

• L’accord prévoit que la LFP récupère les droits de diffusion de 80 % des matches de la Ligue 1 Uber Eats et de la Ligue 2 BKT acquis par Mediapro, le 28/05/2018. Mediapro va régler au total 243,6 M€ pour ces droits (143,6 M€ déjà réglés en août 2020 + 64 M€ payés suite à la signature de l’accord + 36 M€ avant le 30/06/2021) et la LFP a renoncé à toute poursuite judiciaire pour le non paiement des échéances prévues initialement au contrat. Mediapro, qui n’a pas réglé les échéances d’octobre et de décembre 2020 intialement prévues au contrat (143,6 M€ et 127,1 M€), était censé débourser 828,6 M€ par saison, soit 3,314 Md€ sur le cycle 2020-2024.

• La chaîne Téléfoot continuera à retransmettre la Ligue 1 Uber Eats et la Ligue 2 BKT au moins jusqu’au 23/12/2020 (17e journée pour les deux championnats) et au plus tard jusqu’au 31/01/2020 (22e journée), le temps que la Ligue trouve un accord avec un ou plusieurs diffuseurs.

Comment se dessine la suite pour la LigueLFPLigue de Football Professionnel, association qui gère les compétitions professionnelles françaises (Ligue 1, Domino's Ligue 2, Coupe de la Ligue) ?

Si jamais la Ligue remodèle ses lots d’origine, j’imagine qu’elle devra repasser par un appel d’offres à moyen termeIl va y avoir des discussions de gré à gré probablement avec Canal+Canal+ et beIN SportsbeIN Sports. Si jamais la Ligue remodèle ses lots d’origine, j’imagine qu’elle devra repasser par un appel d’offres à moyen terme. Le scénario idéal pour la Ligue, ce serait de sécuriser son avenir financier avec une offre de l’alliance Canal+/beIN Sports pour 70/80 % du montant et de se laisser la possibilité de faire entrer un nouvel acteur digital comme AmazonAmazon ou DAZNDAZN pour les 20 ou 30 % supplémentaires qui, sinon, vont lui manquer cruellement. C’est cette répartition diffuseurs historiques/pure players digitaux que l’on retrouve aujourd’hui dans le football en Angleterre, Allemagne ou Italie. Le danger pour la Ligue, c’est de se retrouver trop dépendant de Canal+.

Mais est-ce que Canal+ accepterait de conclure un accord de gré à gré tout en laissant entrer un nouvel acteur alors que Vincent Bolloré semble partisan d’une ligne dure avec la Ligue ?

Canal+ est moins dépendant du football et de la Ligue 1 qu’il y a quelques années.C’est le risque pour la Ligue, d’autant plus que Canal+ est moins dépendant du football et de la Ligue 1 qu’il y a quelques années. Le groupe se positionne désormais comme un agrégateur et pas uniquement un éditeur de contenus, grâce notamment aux accords signés avec Netflix ou Disney+. Malgré tout, je ne vois pas Canal+ ne pas trouver d’accord avec la Ligue, car ils font partie de l’écosystème politique et économique français et qu’ils vont sûrement pouvoir négocier des contreparties sur d’autres domaines comme la chronologie des médias et la TVA. Et quelque part, Canal+ n’a pas non plus intérêt à ce que la Ligue soit trop pénalisée économiquement car cela affaiblirait leur produit, donc si Amazon ou DAZN peuvent mettre 100 à 200 M€ comme en Angleterre, en Allemagne ou en Italie, ce n’est pas non plus une si mauvaise nouvelle pour eux.

« Canal+ est moins dépendant du football et de la Ligue 1 qu’il y a quelques années », assure Arnaud Simon - © Canal+

Une situation de quasi-monopole n’est jamais très saineEn même temps, Canal+ a une occasion unique de fermer le marché pour plusieurs années. On peut donc imaginer qu’ils profitent de cette opportunité pour le faire à un montant convenable pour les deux parties. A une autre époque, Canal+ s’est déjà retrouvé en situation de quasi-monopole grâce à leur lobbying, là s’ils se retrouvent à nouveau dans cette situation, c’est grâce aux bonnes décisions stratégiques qu’ils ont prises, même si une situation de quasi-monopole, ce n’est jamais très sain. Pour imager et résumer les choses, je dirais que Canal+ peut faire d’une pierre trois coups (obtenir des avancées sur d’autres terrains, choisir le prix et fermer le marché) et ils ne laisseront pas passer cette opportunité.

Vous évoquez DAZN, mais cet acteur semble aussi être en difficulté financière en ce moment : est-il vraiment crédible pour la Ligue 1 à court terme ?

Concernant DAZN, il y a des points de vigilance et des points de promesseConcernant DAZN, il y a des points de vigilance et des points de promesse. Le point de vigilance est évidemment le cash. Ils étaient dans une logique de prises de parts de marché, de prendre la place en premier, de conquête d’abonnés sans viser la rentabilité à court terme. C’est une sorte de fuite en avant, mais c’est une stratégie assez classique dans le digital qui a fait ses preuves. Ils sont passés près de la catastrophe avec le Covid-19 et sont en train de revoir leur stratégie, de mieux segmenter leurs marchés. Et leur lancement mondial avec une offre boxe a bien eu lieu, même s’il a été décalé à cause du Covid de mai à décembre (2020).

Home page DAZN - © DAZN

Peut-être qu'Apple sera intéressé par DAZNMais la différence avec Mediapro, c’est qu’ils ont des points de promesse. Ils ont des dirigeants très talentueux, ils sont dans la dynamique et ont la bonne approche avec leur plateforme globale. Ils se positionnent aussi comme un agrégateur de contenus puisqu’ils distribuent Eurosport (en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Italie et en Suisse). Je ne sais pas s’ils arriveront à atteindre leurs objectifs seuls, mais en tout cas, ils ont un narratif business susceptible d’attirer des marques et des investisseurs. Apple n’a pas encore établi sa stratégie en matière de contenus sportifs, c’est la Belle au bois dormant des GAFA à ce niveau, ils seront peut-être intéressés par DAZN.

DAZN et Amazon sont à l'affût d'opportunitésConcernant les droits de Ligue 1, ce sera peut-être le bon moment de se relancer sur le marché dans les prochains mois avec un DAZN à l’affût d’opportunités dans des marchés stratégiques, si leur trésorerie le permet, et Amazon qui a fait des acquisitions de droits premium de foot chez nos voisins (très récemment le match du mercredi de Ligue des champions en Italie) et qui va diffuser les night sessions de Roland-Garros dès 2021. Le timing n’est donc pas forcément défavorable à la Ligue, même si, je le répète, Canal+ a l’opportunité de fermer le marché.

La LFP est malgré tout dans une situation complexe…

Le problème est d'avoir confié totalement son développement à l’international à un tiers Oui, d’autant plus que La Ligue 1 avait déjà pris du retard par rapport à ses concurrents européens sur plusieurs aspects et je crains que ce retard s’accentue. Je pense au modèle de distribution avec l’absence de nouveaux entrants internationaux  digitaux sur le précédent appel d’offres, à l’absence de stratégie direct-to-consumer et aux droits internationaux. Ces droits internationaux sont détenus pour un minimum garanti de 80 M€ par saison par beIN Sports. C’est très loin des 250 M€ par an de la BundesligaBundesligaPremière division allemande (18 clubs)., des 371 M€ de la Serie ASerie A TIMPremière division italienne. 20 clubs., des 900 M€ promis pour la LigaLaLiga Santander1ère division espagnole (20 clubs) ; contrat de naming de la banque Santander pour 2016-2021 et du milliard pour la Premier LeaguePremier LeagueLigue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs). !  Le problème n’est pas d’avoir choisi beIN Sports, qui par ailleurs fait le job suite au contrat signé, mais d’avoir confié totalement son développement à l’international à un tiers qui a forcément d’autres priorités.

Des rivaux qui innoventLa Bundesliga va créer une société commerciale dédiée au développement et à la gestion de ses droits internationaux. Elle a lancé une consultation pour faire rentrer des fonds dans le capital. La Ligue allemande va aussi, en partenariat avec Charlton Media Group, lancer une plateforme OTTOTTOver-the-top dans la région MENAMENAMoyen-Orient et Afrique du Nord. Elle est donc en mouvement avec des marges de manœuvre. LaLigaLaLigaLigue espagnole de football professionnel de son côté a innové en lançant une plateforme OTT au sein de laquelle elle agrège d’autres sports. Elle a également été très agressive sur YouTube et les réseaux sociaux, à l’international en particulier, avec sa deuxième division pour connecter le maximum de fans au produit foot espagnol.

La Premier League, LaLiga et la Bundesliga ont une meilleure compréhension d'un monde qui changeLa Premier LeaguePremier LeagueLigue professionnelle qui gère la Premier League, la 1ère division professionnelle anglaise (20 clubs)., la Liga et la Bundesliga gèrent leur court terme et leur moyen-long terme avec plus de perspicacité et une meilleure compréhension d’un monde qui est en train de changer. Leurs droits domestiques sont sécurisés et ils peuvent explorer plus sereinement et de façon plus agile de nouveaux territoires digitaux et géographiques. La Ligue 1 doit dans le même temps porter trois fardeaux économiques que n’ont pas ses concurrents : l’impact de l’interruption de la saison dernière, aucune flexibilité à l’international avec des montants à la traîne et un crash industriel sur son territoire avec Mediapro…

Neymar, la star brésilienne du Paris Saint-Germain

Une Ligue doit servir les clubs et leur développement et non se servir des clubsLa Ligue 1 a payé le fait d’être en retard. Elle est partie dans des folies avec Mediapro pour le rattraper, dans une forme d’emballement collectif. Elle a été imprudente et peu visionnaire sur le deal signé en 2018. Elle a également été passive sur le travail de sa marque et sa stratégie internationale, en se reposant finalement trop sur le Paris Saint-Germain et sur des modèles anciens de distribution. Il faut que cela change et ça ne peut pas attendre le prochain cycle de droits en 2024 car le retard deviendrait irrattrapable. Une Ligue doit servir les clubs et leur développement et non se servir des clubs. Sinon il y aura un vrai risque que les locomotives décrochent les wagons et quittent le train pour aller jouer dans une « Superligue ».

Il faut aussi réadresser cette question des droits internationaux avec beIN en bonne intelligenceJe pense qu’il faut aussi réadresser cette question des droits internationaux avec beIN en bonne intelligence. Il y a des solutions. La Ligue 1 doit rattraper son retard et elle doit le faire de manière accélérée. Elle ne peut plus déléguer entièrement son potentiel international à un network. Je pense que la Ligue 1 est trop restée dans une zone de confort  et a pêché par manque d’ouverture, voire d’ambitions à l’international dans son approche, sa vision, ses compétences. C’est cela que la Ligue 1 doit corriger et je pense que Vincent Labrune l’a en tête. Les Ligues, pour se transformer, ont aujourd’hui besoin de cash, de compétences et d’une vision internationale. Créer une société commerciale peut permettre d’avancer. Mais encore faut-il comprendre quelle sera sa marge de manœuvre et qui sera à la manœuvre et ce à court terme car il y a urgence !

Une segmentation du marché des droits TV de plus en plus forteCe que je constate sur le marché international des droits TV, c’est que la segmentation est de plus en plus forte et qu’il y a trois types de droits qui sont attractifs actuellement : les droits super premium internationaux, les niches et les ligues disruptives.

Les droits super premium internationaux sont ceux capables d’avoir une vraie attractivité globale comme la NBANBANational Basketball Association, Ligue professionnelle nord-américaine de basketball., la Formule 1, la Premier League, la Ligue des champions… Et malheureusement la Ligue 1 n’en fait pas partie. Et c’est pourtant ce groupe qu’elle doit viser. Il y a peut-être la place pour deux ou trois Ligues européennes à ce niveau, pas plus.

Les niches, ce sont des droits très segmentés qui n’ont pas une dimension globale, comme le Lacrosse aux États-Unis ou le cricket et le rugby qui sont des droits premium, mais segmentants géographiquement.

Les Ligues disruptives, ce sont la Formule E, Sail GP, l’International Swimming League ou l’Ultimate Tennis ShowdownUltimate Tennis Showdown qui bousculent les codes établis, offrent une narratif business nouveau, avec un potentiel global car sur une discipline universelle.

Les droits TV non essentiels sont aujourd'hui déclassés et en difficulté sur le marchéIl y a un danger si vous ne rentrez pas dans une de ces catégories et si vous devenez aux yeux du marché un droit « non essentiel »,  ce qu’on appelle les tiers-two, les « nice-to-have but not must-have », qui sont aujourd’hui en grande difficulté et sont déclassés sur le marché des droits. Le risque pour la Ligue 1 est donc de s’installer dans la deuxième partie de tableau des championnats européens de football et de ne pas accéder à catégorie des droits super premium à l’attractivité internationale. Cela plafonnerait fortement ses revenus à un horizon très majoritairement hexagonal et pour longtemps.

Il est encore temps pour la Ligue 1, mais la situation est grave et urgenteIl est encore temps pour la Ligue 1, mais la situation est grave et urgente. Dès que le sauvetage d’une partie des droits domestiques sera fait, les priorités absolues sont, de mon point de vue, l’international et le digital avec une reprise en main de son destin dans ces deux domaines, sans attendre le prochain cycle. Il serait alors définitivement trop tard.

Arnaud Simon

Fiche n° 2483, créée le 06/03/14 à 15:13 - MàJ le 06/01/21 à 19:21

Arnaud Simon


Email : asimon@inandoutstories.com

Parcours Depuis Jusqu'à
In and Out Stories
Président Fondateur Janvier 2019 Aujourd'hui
Janvier 2019 Aujourd'hui
Discovery Networks International
Senior Vice-président Europe Contenu et production Mai 2015 à Juillet 2018
Mai 2015 Juillet 2018
Eurosport
Directeur général Eurosport France et directeur des contenus TV Eurosport Group Mai 2010 à Mai 2015
Mai 2010 Mai 2015
Eurosport
Directeur Programme 2005 à 2010
2005 2010
Êtablissement & diplôme Année(s)
ESCP Business School
Mastère Media Septembre 1991 - Juin 1992
Septembre 1991 Juin 1992
EM LYON
EM LYON Septembre 1988 - Juin 1991
Septembre 1988 Juin 1991

Formation :

• 1992 : ESCP

- Mastère Information et Média

• 1988 - 1991 : E.M Lyon (Ecole Supérieure de Commerce de Lyon)


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