Think Sport CIC 2026 : « Qu’ont apporté les Jeux en moments de bonheur partagé ? » (P.-A. Molina, DIJOP)

News Tank Sport - Paris - Actualité n°457833 - Publié le
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P.-Antoine Molina, DIJOP, en clôture de Think Sport CIC 2026, à l’Hôtel des Invalides le 15/10/2026 - ©  Seb Lascoux

« Il y a un élément qui est très difficile à quantifier, c’est ce qu’ont apporté les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 en moments de bonheur partagé. C’est vrai que les émotions qu’on a eues tous ensemble, que ce soit à l’occasion de la Coupe du monde 1998 de football ou de Paris 2024, c’est très difficile à traduire en données chiffrées. Pourtant, c’est au cœur de nos politiques sportives », déclare Pierre-Antoine Molina Délégué interministériel @ Délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP)
, délégué interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques, le 15/10/2026.

Le DIJOP intervient en clôture de Think Sport CIC 2026, 10e édition de l’événement organisé par News Tank avec le groupe bancaire CIC, à l’Hôtel des Invalides (Paris VIIe).

Selon lui, en organisant de grands événements sportifs internationaux, la France a développé une « marque de fabrique ». « Et cette marque de fabrique, c’est le fait d’accorder une importance toute particulière à un certain nombre de principes, des principes de responsabilité et de bonne gouvernance et de responsabilité budgétaire d’un côté, des principes de ce qu’on est convenu d’appeler la RSE de l’autre », indique Pierre-Antoine Molina dans une intervention que News Tank reproduit intégralement ci-dessous.


« Il y a eu une progression, mais pas une explosion du nombre de licenciés après Paris 2024 » (P.-A. Molina, DIJOP Délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques. On parle aussi de DIJOP pour le délégué interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques. Le périmètre de cette délégation a… )

Think Sport CIC 2026 : Pierre-Antoine Molina, DIJOP, le 15/10/2026 - ©  Seb Lascoux
« Je voudrais d’abord remercier News Tank de m’avoir invité à m’exprimer aujourd’hui devant vous, qui faites l’économie du sport. Et je voudrais vous remercier d’être là et remercier aussi l’occasion qui m’est donnée de faire un petit clin d’œil à la NFL National Football League, Ligue professionnelle US de football américain , (intervenante lors de la dernière conférence avant l’intervention finale de P.-A. Molina) puisque nous travaillons avec les services de l’État à l’organisation du match à venir (NFL Paris Game 2026, Pittsburgh Steelers - New Orleans Saints au Stade de France le dimanche 25/10/2026). Et donc, voir Brett Gosper Head of Europe & Asia-Pacific @ National Football League (NFL)
(NFL) et Frédéric Paquet Président @ Fédération Française de Football Américain
(FFFA) est pour moi une belle surprise.

L’État, la DIJOP ont joué tout leur rôle dans l’accompagnement de ce bel événement qu’on est contents d’accueillir, à la fois en accompagnant la Fédération Française de Football Américain dans les activations qui vont être les siennes en marge de ce match et avec le développement du flag (le flag football a été intégré au programme de Los Angeles 2028 Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de Los Angeles (Californie, USA) comme sport additionnel par le CIO Comité International Olympique (International Olympic Committee, IOC) le 16/10/2023. Il fait partie des cinq sports additionnels retenus avec le baseball/softball, le cricket, la crosse et le squash) et de son activité en lien, y compris avec les scolaires, avec un co-investissement avec la NFL.

Les neuf matches 2026 de la NFL en tournée mondiale, dont six en Europe - ©  NFL
Et puis, plus largement, notre rôle, c’est aussi de mettre ensemble les services de l’État, voire des collectivités locales, quels qu’ils soient, pour s’assurer que tout aille bien. Donc, à 10 jours du match, je faisais un petit tour d’horizon pour être sûr qu’il n’y avait pas de difficultés à régler.

En gros, ça va. Il reste encore quelques petits sujets à voir, mais la coopération est bonne avec tous les services de l’État, notamment la Préfecture de Police et la Préfecture de Seine-Saint-Denis, les collectivités locales. Donc, on va réussir un très, très bel événement.

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur un sujet aussi ambitieux, même si parfois j’ai le sentiment qu’il m’attire vers des zones où les fonctionnaires feraient mieux de ne pas s’aventurer.

Faire exister la dimension sportive dans la séquence démocratique qui s’ouvre

Je ne peux évidemment pas dire le contraire de ce que Belkhir Belhaddad Député de Moselle @ Assemblée nationale
vous invitait à faire tout à l’heure, c’est-à-dire à faire exister la dimension sportive dans la séquence démocratique qui s’ouvre (élection présidentielle des 18/04 et 02/05/2027).

Je me bornerai, au rôle technique qui est le mien, de dire que ce que je peux constater à travers les exemples internationaux et européens, c’est que l’ensemble des pays que nous côtoyons ont développé des politiques sportives. À moins que nous soyons tous dans l’erreur, il y a probablement à cela des justifications solides, et j’y reviens dans un instant.

En revanche, je ne peux que constater que les modalités de mise en œuvre de ces politiques sportives varient très fortement d’un pays à l’autre, en particulier la répartition des rôles entre l’échelon central et les échelons déconcentrés, ou le rôle que l’on peut donner aux opérateurs.

Mais donc, pourquoi développe-t-on des politiques sportives dans notre pays ?

Les débats que vous aviez à l’instant montrent bien l’importance du sport au regard de l’économie du sport et des retombées qui sont les siennes. Je ne peux que vous inviter d’ailleurs à poursuivre le travail qui consiste à étayer ces retombées. C’est très important.

On a étudié avec une grande attention les éléments qui nous avaient été donnés par la NFL sur les matches de Madrid (ESP, le 08/11/2026) ou de Munich (ALL, le 15/11/2026) ou de Berlin (ALL, matches en 2025, 2027 et 2029). Mais au-delà de ça, il faut bien se dire qu’il y a un débat entre ces éléments-là et une littérature universitaire plus interrogative, vis-à-vis de laquelle il faut continuer à nourrir, je crois, un débat étayé.

Le rôle du sport en faveur de la santé et de la lutte contre la sédentarité

Deuxièmement, au-delà de l’impact économique du sport, la deuxième justification évidente de la politique sportive, c’est le rôle que joue le sport dans notre société en faveur de la santé et de la lutte contre la sédentarité.

Là encore, des éléments très étayés sont disponibles et il nous faut les mettre en avant.

Et puis, il y a des éléments qui sont beaucoup plus difficiles à étayer et à quantifier.

Vous le savez, l’État a mené, à l’occasion de Paris 2024, un programme d’études d’impact. Ces études d’impact se sont clôturées par une étude générale qui visait à se dire, finalement : est-ce que le bilan est positif ou négatif ? Exercice redoutable.

Fans nord-américains lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux le 26/07/2024 - ©  Mairie de Paris / G. Bontemps
Le Commissariat général au Plan l’a rendu public il y a quelques mois, au printemps 2026. Et les résultats de son étude n’ont pas manqué de nourrir la discussion. Par exemple, comment prend-on en compte les retombées carbone ?

Mais il y a un élément qui est très difficile à quantifier et le Commissariat général au Plan le souligne : c’est ce qu’ont apporté ces Jeux en moments de bonheur partagé.

Et c’est vrai que les émotions qu’on a eues tous ensemble, que ce soit à l’occasion de la Coupe du monde de football de 1998 ou que ce soit à l’occasion de Paris 2024, ça, c’est très difficile à traduire en données chiffrées.

Pourtant, c’est au cœur de nos politiques sportives.

Le sport nous offre la possibilité de vivre en tant que communauté nationale

Une des justifications les plus solides des politiques sportives, c’est que le sport nous offre la possibilité de vivre en tant que communauté nationale et d’incarner, d’expérimenter de manière sensible les valeurs qui font notre vivre-ensemble.

Eh bien, ça, c’est difficile à quantifier. Pourtant, c’est très profond et c’est au cœur de la justification des politiques sportives et de leur citoyenneté.

Et de là vient le débat que vous avez voulu nourrir tout au long de la journée sur l’engagement. C’est-à-dire l’engagement par et pour le sport.

L’engagement par le sport, Charlotte Feraille Déléguée générale @ Fondation du Sport Français
et la Fondation du Sport français Création : 2011Principales missions : favoriser le développement de la pratique sportive comme élément fédérateur de santé publique, d’éducation, de développement durable, d’innovation et de… en ont détaillé les trois visages : celui des bénévoles, celui des pratiquants et celui des partenaires Publié le 15/10/2026 à 17:00
« La passion, ça se communique. L’engagement, ça se construit. En proposant un cadre clair, une garantie de transparence et un projet lisible, on embarque les entreprises, les citoyens, la sociét…
.

• 1.- Celui des bénévoles, on en souligne à l’évidence et avec justesse le caractère indispensable à l’équilibre de notre mouvement sportif et à sa vivacité.

La valorisation des compétences des bénévoles

Il nous faut continuer à travailler sur un point qui me paraît très important, et je crois que vous l’avez évoqué tout à l’heure dans les tables rondes, c’est que le bénévolat, à travers la volonté de le valoriser, notamment les compétences qui en sont issues, on le confronte à un cadre juridique assez clair dans ses principes, plus flou dans ses limites.

Et c’est ça qu’il faut continuer à essayer d’éclairer pour permettre au Mouvement sportif d’en tirer tout le meilleur. C’est de nourrir un dialogue qui nous permette d’accompagner les organisateurs d’événements, le Mouvement sportif, dans ce qu’il a le droit et pas le droit de faire avec le recours au bénévolat.

• 2.- Deuxièmement, les pratiquants. Alors là encore, sur les pratiquants, on a une étude d’impact Paris 2024 Jeux de la XXXIIIe Olympiade attribués à Paris (FRA) lors de la 131e session du CIO, à Lima (PÉR), le 13/09/2017 :
• Jeux Olympiques du vendredi 26/07 au dimanche 11/08/2024.
• Jeux Paralympiques du…
qui n’est pas encore rendue publique. Je crois qu’on va la rendre publique bientôt. Elle ne se traduit pas par une explosion du nombre de licenciés post-Paris 2024. Je peux vous dire qu’il y a une progression, mais ce n’est pas une explosion.

Le contingentement administratif, on a du mal à le quantifier

Et ça me renvoie à quelque chose qui a été évoqué à l’instant par la FFFA Fédération Française de Football Américain . Il y a une part qu’on ne peut pas quantifier, c’est la part de ce qu’on appelle en termes techniques le contingentement administratif, c’est-à-dire les personnes qui ont voulu prendre des licences et qui n’ont pas pu le faire. Et ça, c’est quelque chose qu’on a du mal à quantifier. Vous l’avez quantifié tout à l’heure, je crois, mais dans un certain nombre de fédérations, on a du mal à savoir combien de personnes n’ont pas pu prendre leur licence.

Mais c’est en progression. On a atteint les objectifs d’augmentation du nombre de pratiquants qu’on s’était fixés pour Paris 2024. On va s’en fixer de nouveau pour 2030, je reviendrai dans un instant.

En soutenant des événements sportifs, les partenaires économiques veulent marquer leur adhésion à un certain nombre de valeurs

• 3.- Et puis il y a le rôle indispensable des partenaires. Et là encore, que ce soit sur les bénévoles, sur les pratiquants ou sur le rôle des partenaires, nous pouvons faire davantage.

Et ce que font les partenaires à travers leur participation, notamment l’accompagnement des grands événements sportifs, ce n’est pas l’engagement pour le sport, c’est aussi l’engagement par le sport, c’est-à-dire qu’en soutenant des événements sportifs ou des activités sportives, les partenaires économiques veulent marquer leur adhésion à un certain nombre de valeurs.

C’est ce que nous essayons de faire dans l’accompagnement des grands événements sportifs internationaux, ce qui me ramène un peu davantage au cœur de ma mission.

Amélie Oudéa-Castera Présidente @ Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
• ENA (2002-2004) Administration publique • ESSEC Business School (1999-2001) Master of Business…
(présidente du CNOSF Comité National Olympique et Sportif Français ) vous disait en ouverture de cette journée à quel point il fallait tirer un fil dans la continuité de l’accueil des grands événements sportifs internationaux par notre pays.

Ces dernières années, nous avons accueilli de très grands événements sportifs internationaux

Sans vouloir remonter à la décennie des années 90 qui nous a vus accueillir les Jeux Olympiques d’hiver à Albertville (1992), la Coupe du monde de football en 1998, les Championnats du monde d’athlétisme en 2003, nous avons ces dernières années accueilli de très grands événements sportifs internationaux : la Coupe du monde de rugby 2023, l’Euro 2016 Championnat d’Europe des nations de football, organisé en France du 10/06 au 10/07/2016 et remporté par le Portugal (victoire 1-0 après prolongation en finale contre la France) de football ou, bien entendu, les Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Il y a eu beaucoup de réussites, il y a eu quelques points améliorables sur lesquels il faut nous arrêter, parce que c’est ça qui est intéressant. Il y a surtout eu, je trouve, une marque de fabrique.

Et cette marque de fabrique, c’est le fait que lors des grands événements sportifs internationaux, la France accorde une importance toute particulière à un certain nombre de principes, des principes de responsabilité et de bonne gouvernance et de responsabilité budgétaire d’un côté, des principes de ce qu’on est convenu d’appeler la RSE Responsabilité sociale des entreprises de l’autre.

Et à cet égard, le bilan de Paris 2024 est particulièrement illustratif.

Le Guide pour des événements sportifs accessibles publié le 24/09/2026 - ©  MSJVA / CPSF
Sans vouloir être exhaustif, on peut citer la Charte du volontariat ; nous avons publié il y a quelques jours (le 24/09/2026) le Guide de l’accessibilité des grands événements sportifs internationaux. C’est le résultat du recueil des bonnes pratiques qui ont été mises en œuvre au moment de Paris 2024, de la mise en œuvre de ce qu’on a appelé le groupe d’experts d’usage, qui a consisté à permettre d’identifier et surmonter les difficultés en reconnaissant l’expertise des usagers.

Et maintenant, on veut que ça serve pour tous les grands événements sportifs internationaux.

Un certain nombre de bonnes pratiques ont été mises en œuvre dans le domaine environnemental, comme le fait d’alimenter en énergie des grands événements sportifs sur le réseau et non plus sur la base de générateurs alimentés par de l’énergie fossile.

Et puis il y a bien sûr la place sans précédent que le parasport a obtenu dans notre pays et la visibilité sans précédent à travers les Jeux Paralympiques de Paris 2024.

Donc ça, c’est notre marque de fabrique. C’est une marque de fabrique et on peut continuer à la cultiver, à la développer, parce que, comme le disait David Landes (historien américain, 1924-2013), tout n’est pas qu’argent.

Nous avons désormais la volonté de déployer ces savoir-faire, parfois considérés comme des contraintes. On se dit, le Code des Marchés publics, des exigences en matière d’environnement… Mais je crois que ça, ça illustre ce que nous pouvons proposer de différent dans l’organisation d’activités sportives ou de grands événements sportifs internationaux.

Des grands événements sportifs internationaux durables, responsables et inclusifs

Nous Français, nous Européens dans une certaine mesure, parce que nous mettons là en œuvre des législations européennes, aux fédérations internationales, aux détenteurs de droits, nous pouvons proposer l’organisation de grands événements sportifs internationaux durables, responsables, inclusifs.

Et c’est bien ce que nous devons faire. Je crois que tout l’écosystème sportif de notre pays en bénéficiera.

Ça tombe bien, nous avons devant nous un grand nombre d’échéances. Nous venons d’organiser les Championnats d’Europe de natation (du 31/07 au 16/08/2026), qui ont été une grande réussite, qui ont été très illustratifs de l’héritage de Paris 2024.

C’est ce que me disait d’ailleurs le président de World Aquatics Nouveau nom depuis le 12/12/2022 de la Fédération Internationale de Natation (FINA, fondée à Londres le 19/07/1908). (Husain Al-Musallam, KWT) : ”L’héritage de Paris 2024 ? Vous avez la Seine et aujourd’hui tout le monde peut se baigner dans la Seine. Vous avez le Centre aquatique olympique (à Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) et aujourd’hui le public local, tout le monde peut venir au Centre aquatique olympique.”

Donc ça illustre bien l’intérêt, au-delà de la réussite sportive, l’intérêt de l’héritage de cet événement.

Mais après, nous n’allons pas nous arrêter là. Après les Championnats d’Europe de natation, nous avons l’an prochain les Mondiaux de cyclisme (en Haute-Savoie et au Vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines, du 24/08 au 05/09/2027). Nous avons en 2028 le Championnat du monde de hockey sur glace (à Paris et à Lyon du 12 au 28/05/2028). Nous avons à partir de 2028 une série de grands événements dans le domaine du handball. Et il ne vous a pas échappé que nous allons organisé également en 2031 les Championnats du monde de basket-ball (du 29/08 au 14/09/2031).

Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver des Alpes 2030 - ©  CIO

Et puis bien entendu, il y a l’enjeu des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver en 2030, pour lesquels les sujets environnementaux ont une importance tout à fait particulière en raison de leur inscription territoriale dans un milieu montagnard et hivernal qui aujourd’hui est à la fois fragile et peu partagé sur le territoire, et il nous faut donc apporter des réponses qui parlent et aux personnes des territoires concernés et plus largement à nos concitoyens, dont beaucoup sont éloignés des sports d’hiver, mais sensibles à ces préoccupations.

Donc il y aura cet enjeu environnemental. Il y aura aussi l’enjeu du bénévolat et du volontariat, puisque le volontariat ne s’exerce pas de la même manière dans des Jeux d’hiver, notamment les conditions d’hébergement ne peuvent pas être tout à fait les mêmes que dans les campings qui nous accueillent à bras ouverts en période estivale, en plaine. Évidemment en montagne l’hiver, ce n’est pas tout à fait pareil…

Continuer à faire rayonner notre filière sport à l’international

Et puis il y a les questions d’impact économique de ces jeux, à la fois à travers l’impact local sur les tissus économiques locaux, à travers le tourisme et l’occasion qu’il y a là de diversifier les publics et puis aussi le fait de continuer à faire rayonner notre filière sport à l’international en démontrant ces savoir-faire.

Eh bien, dans l’organisation de tous ces grands événements sportifs internationaux, et j’en terminerai par là, nous avons des exigences communes : le respect des principes de la République, le respect d’un certain nombre d’objectifs en matière de durabilité, il y a la Charte des 15 engagements éco-responsables, les sujets d’égalité femmes-hommes avec le label ”Terrains d’égalité”, le déploiement du parasport avec la volonté que nous avons d’assortir les grands événements sportifs internationaux soit d’une compétition de parasport, soit d’une démonstration, selon les cas, en fonction de ce qui est pertinent, la volonté de maximiser l’impact que les grands événements sportifs internationaux ont sur la pratique des sports.

Rien de tel que de grandes victoires françaises pour inciter les personnes à se précipiter vers les clubs

C’est l’occasion de faire des initiations. Et la NFL, de ce point de vue-là, offre un certain nombre d’exemples avec l’activation au Champ-de-Mars (les vendredi 23 et samedi 24/10/2026, de 10 à 18 heures), la possibilité de s’initier au flag et plus largement le plan, dans la durée, de développement du flag.

On a tout pour déployer la pratique sportive, les grands événements sportifs internationaux y contribuent et les grands succès français aussi. L’expérience des dernières années montre qu’il n’y a rien de tel que de grandes victoires françaises pour inciter les personnes à se précipiter vers les clubs.

Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques, le 15/10/2026 - ©  Seb Lascoux
Il nous faut donc aussi garder un œil résolument attentif sur les sujets de haute performance.

Et puis, je parlais tout à l’heure du Guide de l’accessibilité des grands événements sportifs internationaux. Là encore, nous essayons de construire une boîte à outils pour accompagner les organisateurs de grands événements sportifs internationaux dans la poursuite de l’ensemble de ces objectifs : respect des valeurs de la République, objectifs de durabilité, d’inclusion et d’accessibilité.

Nous avons donc devant nous un grand nombre d’occasions de déployer ces engagements par et pour le sport et ainsi de continuer à faire rayonner notre écosystème sportif en France et à l’international. »

Pierre-Antoine Molina, DIJOP, en clôture de Think Sport CIC, le 15/10/2026

Pierre-Antoine Molina


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Parcours

Délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP)
Délégué interministériel
Gouvernement
Conseiller d’Etat en service ordinaire
Délégation interministérielle aux grands événements sportifs (DIGES)
Délégué interministériel
Région Île-de-France
Préfet, secrétaire général aux politiques publiques de la préfecture de la région d’Ile-de-France
Ministère de l’Intérieur
Directeur général des étrangers en France
Ministère de l’Intérieur
Directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Intérieur
Ministère de l’Intérieur
Directeur des libertés publiques et des affaires juridiques

Fiche n° 52610, créée le 15/10/2024 à 17:39 - MàJ le 20/10/2026 à 17:47

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