« Il existe un besoin en formation à l’IA au-delà de la simple maîtrise des outils » (Kévin Azan, Fyve)

News Tank Sport - Paris - Actualité n°437568 - Publié le
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Kévin Azan, co-fondateur de Fyve - ©  D.R.

« Ces derniers mois, nos clients nous ont beaucoup partagé leur interrogation par rapport à l’IA et ses usages potentiels. Nous avons donc très vite identifié le besoin en formation car au-delà de la simple maîtrise des outils, les acteurs ont besoin d’être familiarisés aux risques inhérents aux usages de l’IA. Nous avons donc fait le pari de lancer une offre de formation dédiée, qui a immédiatement très bien fonctionné de par la qualité du contenu et l’expertise de nos formateurs », déclare Kévin Azan Founder @ Fyve - Consultants Sport
, fondateur de Fyve, à News Tank, le 22/04/2026.

Initialement spécialisée dans le placement de travailleurs en freelance dans les entreprises du secteur du sport, Fyve s’est diversifié en développant deux activités supplémentaires : la gestion de programmes volontaires pour les organisateurs d’événements et la formation aux métiers du sport. Au titre de ce dernier volet, l’entreprise propose notamment une formation à l’IA et à ses usages spécifiques au monde du sport, à raison de 10 à 15 sessions mensuelles.

« Globalement, tous les acteurs cherchent à gagner du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée. Au-delà de ça, puisque notre positionnement est de proposer un accompagnement le plus personnalisé possible, il n’y a pas vraiment d’exemple standard. Nous formons aux bases, à la rédaction de prompts et à l’utilisation et la création d’agents IA. Et ensuite nous faisons beaucoup de sur-mesure dans le contenu pour que les stagiaires ressortent avec du concret », explique le dirigeant, qui estime néanmoins que s’il est essentiel pour les entreprises du sport de se former, « il ne faut pas forcément chercher à intégrer l’IA à tous les niveaux et tout de suite ».

Interrogé sur les profils recherchés par le marché du sport, Kévin Azan souligne, chez les entreprises ayant des besoins de recrutement, des attentes en matière d’adaptabilité. « Les acteurs du sport doivent désormais faire beaucoup avec peu de moyens : les droits TV du football sont en baisse, le budget du ministère des Sports également. Par ricochet, les agences, les clubs et les fédérations sont impactés. Dès lors, les profils ayant connu chez Paris 2024 Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. une organisation avec beaucoup de process, de méthodologie et d’harmonisation interne, doivent s’adapter à d’autres manières de travailler. Nous ressentons chez les employeurs un besoin de flexibilité. »

« S’il y avait un ou deux métiers à développer, ce seraient les profils commerciaux/business developer. Je crois que nous n’avons pas assez de commerciaux dans le secteur du sport. Ce métier semble souffrir d’une mauvaise image et peut-être d’une méconnaissance du métier. Et pourtant, je pense que l’essentiel des ayants droit est à la recherche de profils capables d’aller chercher des revenus », ajoute Kévin Azan, qui répond aux questions de News Tank.


« Le secteur est à la recherche de profils flexibles et malléables, qui ne vont pas nécessairement chercher à imposer des standards à la mesure de ce qui pouvait se faire sur des grands évènements comme France 2023 Comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 organisée en France. ou Paris 2024 » (Kévin Azan)

Fyve se définit aujourd’hui comme un expert en ressources humaines. Comment ce positionnement a-t-il évolué depuis la création de l’entreprise en 2019 ?

Avec Romain Delieutraz, nous avons lancé Fyve en octobre 2019, avec une idée simple : le placement de freelances chez nos clients pour effectuer des missions à valeur ajoutée. Il peut s’agir de missions sur les métiers du marketing, de la communication ou de la livraison d’évènements, mais aussi d’activités plus opérationnelles sur le terrain. Nous avons à ce titre beaucoup travaillé pour la Coupe du monde 2023 Coupe du monde de rugby 2023 organisée en France du 08/09 au 28/10/2023. de rugby, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 Jeux de la XXXIIIe Olympiade attribués à Paris (FRA) lors de la 131e session du CIO, à Lima (PÉR), le 13/09/2017 :
• Jeux Olympiques du vendredi 26/07 au dimanche 11/08/2024.
• Jeux Paralympiques du…
, des sponsors, des annonceurs, etc.

La compétence est le dénominateur commun de toutes nos activités

Au fur et à mesure des échanges avec nos clients et avec les talents que nous plaçons en mission, nous avons élargi notre champ de compétence à deux autres métiers : la formation afin de former les salariés aux métiers du sport, et la gestion de programmes volontaires pour les organisateurs d’événements.

Le dénominateur commun de toutes ces activités, c’est la compétence. C’est notre ADN.

L’un de ces trois volets est-il aujourd’hui plus stratégique que les autres dans le cadre de votre développement ?

Le moteur de notre activité est le placement de talents. Cela représente 80 % de notre business, mais notre offre de formation constitue un enjeu de développement prioritaire. Nous avons accentué cette activité depuis 18 mois et disposons de toutes les certifications nécessaires (Qualiopi par exemple) pour dispenser des formations et aller chercher des fonds publics. Les activités de recours à des ressources externes et de formation sont très complémentaires car nous nous appuyons sur une base de profils qualifiés et qui connaissent parfaitement le secteur du sport et de l’entertainment Désigne l’industrie du divertissement (TV, musique, cinéma, jeux vidéo, etc.) et par extension le sport .

Les trois volets de l’activité de Fyve - ©  Fyve

Le sport est parfois perçu comme étant en retard de professionnalisation par rapport à d’autres secteurs. Partagez-vous ce constat ?

La formation est un enjeu clé pour fidéliser les collaborateurs

Pour être franc, c’est le déclencheur qui nous a poussés à créer Fyve. C’était déjà le constat en 2019 après plusieurs années au sein des grandes instances (FIFA Fédération Internationale de Football Association , UEFA Union des Associations Européennes de Football , CAN Coupe d’Afrique des Nations , etc.), et cela reste vrai aujourd’hui : le sport peut encore faire beaucoup mieux pour professionnaliser son approche « métiers ». Nous voulions donc contribuer à cette professionnalisation en fournissant des freelances qualifiés, parfois issus d’autres secteurs pour apporter un regard différent. Notre activité de formation s’inscrit également dans ce cadre. La formation est un enjeu clé pour fidéliser les collaborateurs et favoriser leur promotion interne. Le financement par les OPCO OPérateur de COmpétences. Organisme agréé par l’État chargé d’accompagner la formation professionnelle doit également permettre de démocratiser cette pratique au sein de tout l’écosystème sport.

À votre sens, l’accueil de grands événements successifs en France (France 2023 Comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 organisée en France. , Paris 2024) a-t-il participé la professionnalisation de l’écosystème du sport ?

Paris 2024 a permis à l’ensemble du secteur d’élever son niveau de jeu

Paris 2024 a été un temps fort extraordinaire et a démontré la capacité du secteur à produire à la perfection. Donc oui, l’ensemble du secteur (fédérations, agences, fournisseurs, etc.) a élevé son niveau de jeu. Mais il faut pondérer le propos car les moyens à disposition étaient hors normes. Les annonceurs ont engagé des montants plus importants que les deals de sponsoring ordinaires. Il faut donc désormais voir comment le marché appréhendera cet héritage, notamment au niveau des profils issus de Paris 2024.

Il paraît effectivement clair que Paris 2024 a posé de nouveaux standards en matière de livraison d’évènements. C’est devenu une norme, une référence sur plusieurs aspects organisationnels. J’ose croire que cela a donc permis d’élever le niveau, mais il y a aussi des conséquences RH derrière. Beaucoup de structures ne sont pas en mesure de proposer des conditions de rémunération et des postes avec un intérêt assez élevé pour attirer les profils de Paris 2024. Beaucoup de ces personnes vont sans doute devoir regarder ce qui se passe dans d’autres secteurs (musique, évènements corporate, etc.).

Quelque part, nous accompagnons cette dynamique : nous souhaitons aller vers l’entertainment, et nous pouvons donc accompagner les personnes qui souhaitent passer du sport au cinéma, à la musique, etc.

En sept ans d’activité, observez-vous une évolution dans le type de profils recherchés par l’écosystème ?

Le secteur me semble plutôt à la recherche de profils flexibles et malléables, qui ne vont pas nécessairement chercher à imposer des standards à la mesure de ce qui pouvait se faire sur les grands évènements qu’ils ont connus (Rugby 2023, JO Jeux Olympiques , etc.), mais qui vont au contraire s’adapter aux contraintes des clubs et des fédérations. Au regard de l’état du marché actuel, le mot-clé me semble être l’adaptabilité.

Dans le cadre de votre activité de formation, vous avez lancé un module dédié à l’IA Intelligence artificielle . Comment avez-vous identifié les besoins de formation en la matière ?

Chez Fyve, nous prenons le temps de toujours discuter avec nos clients pour sentir les besoins du marché. Ces derniers mois, nos clients nous ont beaucoup partagé leur interrogation par rapport à l’IA et ses usages potentiels.

Nous avons donc très vite identifié le besoin en formation car au-delà de la simple maîtrise des outils, les acteurs ont besoin d’être familiarisés aux risques inhérents aux usages de l’IA. Nous avons donc fait le pari de lancer une offre de formation dédiée, qui a immédiatement très bien fonctionné de par la qualité du contenu et l’expertise de nos formateurs.

Les OPCO ont également saisi l’importance du sujet puisque certains d’entre eux ont mis en place des dispositifs de financement spécifique. Aujourd’hui, davantage de moyens sont alloués aux sujets de RSE Responsabilité sociale des entreprises et d’IA qu’à d’autres thématiques de formation. Cette réalité était un signal fort pour Fyve : s’il y a plus de financement, c’est parce qu’il y a davantage de demande.

Plaquette de la formation « IA & Sport » proposée par Fyve - ©  Fyve

En quoi consiste concrètement cette formation ?

Chez Fyve, toutes nos formations ont un angle opérationnel, c’est-à-dire avec une vocation d’appliquer dans son quotidien le contenu de la formation. Cette formation IA est dispensée en présentiel car nous sommes convaincus de la pertinence de ce format. Nous faisons appel à des formateurs expérimentés qui maîtrisent aussi bien l’IA que le monde du sport. Le point clé, c’est que nous ne proposons pas une simple formation à l’IA, mais bien une formation IA adaptée au monde du sport et aux enjeux spécifiques de nos clients.

Les besoins varient en fonction des structures

Nous nous différencions en ce sens très clairement des autres organismes de formation. Nous effectuons systématiquement, en amont de nos sessions, un call de cadrage de 30 à 45 minutes entre le formateur et les participants afin que ces derniers puissent exprimer clairement leurs attentes. Les besoins varient en fonction des structures et peuvent aller de l’automatisation de la rédaction de documents à l’intégration de solutions pour améliorer les process internes. À la suite de ce premier contact, nos formateurs développent des cas d’usage adaptés aux besoins des participants.

Nous proposons ensuite un format original de deux demi-journées pour optimiser le temps de formation et favoriser la mise en pratique. Lors de la première session, nous abordons avant tout les fondamentaux, les risques et les opportunités que représente l’IA. Tout n’est pas blanc dans l’IA : c’est aussi notre rôle d’alerter sur ces sujets-là. Nous basculons ensuite assez rapidement sur des cas pratiques. Certains participants n’ont encore jamais touché à un outil IA : nous initions donc la prise en main avec des exemples concrets. À la suite de cette première partie de la formation, nous faisons une pause de 10 à 15 jours au cours de laquelle nous encourageons les participants à utiliser l’IA afin qu’ils puissent revenir avec des questions en lien direct avec leur utilisation. La deuxième session permet d’entrer encore davantage dans le détail de la pratique.

Lorsque les usages de l’IA sont adaptés, les gains de productivité peuvent être significatifs

C’est une formation opérationnelle et concrète, avec une petite base généraliste et beaucoup de contenu sur mesure afin de répondre au mieux aux problématiques de nos clients. Tout cela demande beaucoup de travail préparatoire, mais nous sommes convaincus que cela en vaut la peine. Il y a également tout un travail d’éveil aux risques à mener, mais lorsque les usages sont adaptés et bien encadrés, les gains de productivité peuvent être significatifs.

Et désormais, nous proposons des nouvelles formations IA pour aller plus loin sur la technologie et accompagner au mieux les collaborateurs à l’usage de l’IA.

Quels sont les principaux risques identifiés ?

Plusieurs risques identifiés : la sécurité informatique, la confidentialité, des enjeux RSE …

Les échanges constants avec nos clients nous démontrent qu’il y en a plusieurs. Il y a évidemment la sécurité informatique. S’agissant de ce premier point, beaucoup d’entreprises ont des systèmes de sécurité propres et une ouverture à un outil IA pour un usage professionnel ne s’inscrit pas forcément dans ce cadre-là. Il faut donc bien encadrer son utilisation. Et sur le sujet de la confidentialité, il existe des moyens de faire en sorte que les données de l’entreprise transmises sur les différents outils ne soient pas réutilisées ensuite. Certains outils fonctionnent également en circuit fermé pour pallier ce risque (Notebook LM par exemple). Il y a aussi bien évidemment des enjeux de RSE et un débat peut-être plus philosophique sur le risque à long terme que pose l’IA, c’est-à-dire la robotisation totale de certains emplois.

Notre posture n’est pas de dire ce qui est bon ou mauvais, mais de répondre aux questions que nos clients se posent. Nous les sensibilisons également aux évolutions rapides de l’IA. De nouveaux outils et de nouvelles versions apparaissent très fréquemment, ce qui nécessite la mise en place d’un suivi dans les usages.

Outre la formation en deux temps, nous proposons aussi à nos clients de leur transmettre de l’information avec des mises à jour régulières, afin que nos participants restent alertes sur les nouvelles sorties, les nouvelles fonctionnalités, etc.

Fyve - ©  Fyve

Quels cas d’usage récurrents observez-vous chez les participants ?

Globalement, tous les acteurs cherchent à gagner du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée. Au-delà de ça, puisque notre positionnement est de proposer un accompagnement le plus personnalisé possible, il n’y a pas vraiment d’exemple standard.

À titre d’exemple, nous avons formé une vingtaine de personnes de la direction marketing d’une grande fédération sportive, mais le contenu pour les quatre groupes formés était différent. La base est commune mais nous rentrons vite dans le spécifique pour que ce soit bénéfique pour les participants.

Se former à l’IA aujourd’hui, c’est indispensable ou encore optionnel pour une organisation sportive ?

Je pense qu’il est temps de se former, mais qu’il ne faut pas forcément chercher à intégrer l’IA à tous les niveaux et tout de suite. Le sport a quand même un enjeu de professionnalisation important : passer d’une structure de petite taille à un recours quasi-systématique à l’IA, ça me semble très ambitieux car l’écart est trop important.

Le sport est un secteur très événementiel dans le cadre duquel l’IA ne peut pas tout prévoir

Ensuite, il faut garder à l’esprit que le sport est un secteur très événementiel qui repose sur des compétitions, des matches et des manifestations dans le cadre desquelles l’IA ne peut pas tout prévoir. Il y a tellement de paramètres à prendre en compte et d’interactions humaines que l’IA ne me semble pas en mesure d’organiser seule un événement sportif. C’est peut-être là l’avantage de nos métiers : il y a encore besoin de connaisseurs, de techniciens… En revanche, pour certains aspects opérationnels (gestion de planning, de staff, etc.), l’IA va effectivement permettre de gagner beaucoup de temps. Les risques portent donc surtout sur les métiers à faible valeur ajoutée, et en se formant, on identifie justement mieux les tâches où se concentre la valeur.

Kévin Azan lors de Think Sport CIC 2025, le 14/10/2025 - ©  Seb Lascoux

Fyve est intégré depuis fin 2023 à SSM Group. Qu’est-ce que cela a changé concrètement ? Quel est aujourd’hui le modèle économique de Fyve ?

Fyve a été la troisième filiale à intégrer SSM Group, qui en regroupe aujourd’hui 13. Notre enjeu principal était clairement celui du développement international de Fyve, ce qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la stratégie de SSM. Le groupe a récemment acquis deux entreprises en Australie et aux Etats-Unis.

S’appuyer sur une structure encore plus solide pour aller chercher les 10 M€ de CA

De manière un peu plus macro, nous avons réussi à atteindre les 4 M€ de chiffre d’affaires en étant indépendant. L’idée de ce rapprochement était de nous appuyer sur une structure encore plus solide pour aller chercher les 10 M€ à terme.

S’agissant de notre modèle économique, il est assez simple : nous vendons des prestations à nos clients et nous redistribuons l’essentiel aux freelances qui la réalisent la mission. Nous reversons environ 75 % du revenu aux freelances.

La force de Fyve réside aussi dans les garanties que nous apportons : des garanties à nos clients en matière de réglementation, de droit du travail et de conformité d’une part, et à nos freelances sur le versement de leur paie (sous 30 jours). Nous nous efforçons également à créer un esprit de communauté : les freelances sont par essence indépendants, donc isolés dans le cadre de leur activité professionnelle. Nous organisons donc des événements et nous restons à leur contact de manière régulière, évidemment pour leur proposer des missions, mais pas seulement.

Quels sont les prochains objectifs de développement pour Fyve ?

Nous imposer comme leader RH sur l’entertainment à moyen terme

Notre objectif est clair : nous voulons nous imposer comme leader RH sur l’entertainment à moyen terme. Notre place dans le sport nous permet d’avoir une base solide mais nous pouvons faire encore mieux et, surtout, nous devons étendre nos services à d’autres secteurs que le sport.

L’autre objectif concerne l’international. Nous avons déjà de belles références en cours et espérons pouvoir continuer sur ce rythme dans les prochaines années.

Kévin Azan


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Parcours

Fyve - Consultants Sport
Founder
Comité Local d’Organisation des Coupes du Mondes féminines FIFA 2018 et 2019
Head of Marketing
Fédération Française de Football (FFF)
Sponsorship - Account Manager
EURO 2016 SAS
Venue Marketing Coordinator
Fédération Française de Football (FFF)
Merchandising - Project Manager
Fédération Française de Football (FFF)
TV Rights & Business Development

Établissement & diplôme

Audencia (Audencia Business School)
MS Management des Organisations de Sport

Fiche n° 20163, créée le 21/11/2016 à 14:29 - MàJ le 27/04/2026 à 11:03

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Kévin Azan, co-fondateur de Fyve - ©  D.R.