Vœux 2026 : « Le sport est un géant sociétal et a tout pour être un géant économique » (A. Oudéa-Castéra)
« Le sport français est déjà un géant sociétal et il a tout pour être un géant économique », déclare Amélie Oudéa-Castéra
Présidente @ Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
• ENA (2002-2004)
Administration publique
• ESSEC Business School (1999-2001)
Master of Business…
, présidente du CNOSF
Comité National Olympique et Sportif Français
, dans le cadre de la cérémonie des vœux pour l’année 2026 du Mouvement sportif organisée à la Halle Joseph Maigrot de l’INSEP
Institut national du sport, de l’expertise et de la performance
(Paris 12e), le 20/01/2026.
« Nous n’avions pas imaginé collectivement devoir à ce point et à nouveau nous battre pour démontrer que le sport a toute sa place dans notre société. Pourtant, sur cette année 2025, les défis se sont accumulés : coupes budgétaires, incertitudes économiques et sociales, arbitrages difficiles… Cette réalité nous impose un regard lucide sur le Mouvement sportif français. Le sport devra sans cesse rappeler sa valeur, son utilité sociale, éducative, salutaire et son rôle fondamental dans la cohésion de notre pays », indique de son côté Marie-Amélie Le Fur
Présidente @ Agence nationale du Sport (ANS) • Présidente @ Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF)
• Officier de la Légion d’honneur (2016)
• Officier de l’Ordre national du Mérite…
, présidente à la fois du CPSF
Comité Paralympique et Sportif Français
et de l’ANS
Agence nationale du Sport, créée le 24/04/2019.
Groupement d’intérêt public qui a deux missions principales :
• La haute performance.
• Le développement des pratiques
.
« Quelles que soient les vicissitudes de la vie politique et les incertitudes, le sport français est riche de son caractère, de sa singularité, de ses valeurs et de ses acteurs. L’ambition que nous portons tous pour le sport français, tel qu’exprimé par le président de la République depuis 2017, reste intacte », affirme quant à elle Marina Ferrari
Ministre @ Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (MSJVA)
, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, qui s’exprime juste après Edgar Grospiron
Président @ Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030
• Champion Olympique en ski de bosses lors des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville…
, président du COJOP des Alpes 2030.
« Il nous faut nous fortifier sur le plan économique » (A. Oudéa-Castéra, CNOSF)
La France du sport rayonne dans le monde entier grâce à ses savoir-faire techniques et organisationnels. L’héritage continue d’être porté et animé. De plus en plus de Français font du sport : record du nombre de pratiquants, record de licenciés dans nos clubs. Mais la nation sportive, nous n’y sommes pas encore tout à fait. Concernant la place du sport pour notre jeunesse, le compte n’y est pas, et pourtant les Français veulent que leurs enfants bougent plus. Nous devons fortifier le lien entre les écoles et les clubs, faire évoluer la contrainte des rythmes scolaires. Le débat présidentiel, que le CNOSF alimentera lui aussi par un livre blanc reposant sur une grande consultation de terrain, permettra de revenir sur cet enjeu fondamental pour l’équilibre de nos enfants.
Nous allons continuer à transformer notre cadre de vie : pistes cyclables, développement des infrastructures sportives, accessibilité, mobilité… C’est tout l’espace public qui doit continuer à se redessiner. Et pour y contribuer, comme annoncé dans notre plaidoyer pour les élections municipales, le CNOSF va lancer, avant l’été, en lien étroit avec les élus locaux, le programme Sport’Renov avec la Caisse des Dépôts, l’ANS et le MSJVA, afin de soutenir la modernisation des équipements de nos clubs sportifs.
Il nous faut ensuite nous fortifier sur le plan économique, notamment en ouvrant l’accès aux métiers du sport. Le sport est déjà un géant sociétal et il a tout pour devenir un géant économique. Tout comme il existe Choose France, j’aimerais que soit lancé un Choose Sports pour mieux attirer sponsors et investisseurs sur des thématiques ciblées, dans le respect de nos accords marketing en vigueur.
Le sport ne doit pas être élitiste, mais inclusif. C’est pourquoi, avec nos fédérations, nous allons soutenir les actions de nos clubs engagés dans l’inclusion sociale par le sport, au profit de ces centaines de milliers de jeunes sans emploi et sans formation, pour qui le sport est l’un des derniers endroits pour croire encore en eux.
Le sport français ne peut pas se payer le luxe d’avancer fragmentéIl faut continuer à aider plus intelligemment nos athlètes à mieux concilier études et performance sportive. C’est notamment la vocation du diplôme HEPTA pour les sportifs de haut niveau, une formation unique en son genre.
Le sport français ne peut pas se payer le luxe d’avancer de manière fragmentée. Il ne peut pas non plus faire l’autruche sur des domaines où, de toute évidence, il y a trop de dilutions des responsabilités, trop de doublons et pas assez d’impact, à une heure où, de toutes parts, les budgets sont sévèrement contraints. Soyons lucides et solidaires. Nous n’avons pas de temps à perdre pour mener ces réflexions, au risque que d’autres décident pour nous et sans nous.
Le retour des Jeux de Milan-Cortina, avec les célébrations prévues à Albertville le 23/02, marquera le coup d’envoi de notre trajectoire vers 2030. 2030, l’achèvement de la décennie la plus décisive du sport français, que nous avons construite ensemble.
Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF
« 2026 sera une année d’avancées législatives importantes, je pense notamment à la proposition de loi sur le sport professionnel, issue d’un travail parlementaire approfondi » (M. Ferrari, MSJVA
Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
)
Notre objectif est de ramener le déficit (de la France) à 5 % en 2026. Nous le ferons dans un esprit de transparence et de responsabilité. Cette décision n’est ni un renoncement ni un confort.
Je veux dire ma volonté de travailler davantage avec les collectivités locales, qui sont le premier échelon du sport, la porte d’entrée de la pratique pour des millions de Français. Malgré les contraintes budgétaires, les équipements sportifs dont elles ont la charge restent au cœur de leurs priorités, en particulier dans la modernisation des dispositifs de financement de droit commun. Il n’y a pas de politique sportive ambitieuse sans équipements accessibles et adaptés aux territoires. Nous devons aussi inventer de nouveaux modèles économiques, mais également de nouveaux modes de gouvernance.
2026 sera une année particulièrement dense avec les Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026. Ce sera une année décisive dans le chemin qui nous mènera jusqu’aux Jeux des Alpes françaises 2030. La loi olympique, adoptée à l’Assemblée nationale après l’avoir été au Sénat, constituera une boîte à outils pour bien préparer cette échéance, avec méthode, ambition et responsabilité, en lien étroit avec tous les acteurs. Les votes massifs en faveur de ce texte démontrent que la représentation nationale nous soutient, contrairement à ceux qui évoquaient un déni de démocratie.
Nous travaillerons étroitement avec les territoires concernés pour adapter les sports d’hiver aux enjeux environnementaux. Ces Jeux doivent être l’incarnation de l’avenir du sport en montagne et devront laisser un héritage tangible, à l’instar de Paris 2024.
2026 sera aussi une année d’avancées législatives importantes, je pense notamment à la proposition de loi sur le sport professionnel, issue d’un travail parlementaire approfondi. Cette PPL Proposition de loi sera inscrite dès que possible à l’agenda. Elle vise à lutter contre le piratage audiovisuel, à refonder un cadre de confiance durable dans les fédérations et les ligues, mais aussi à structurer le sport professionnel féminin.
Ce sera également une année de grands événements sportifs : Coupe du monde de football, Tours de France masculin et féminin, Route du Rhum course transatlantique en solitaire, courue tous les quatre ans et tant d’autres. Ils rassembleront les Français dans tout l’Hexagone et dans les territoires ultramarins.
Le sport est un langage universel, un pilier de notre société, un formidable levier de santé, d’inclusion, de cohésion et d’émancipation.
En 2026, le ministère poursuivra une politique ambitieuse, à la fois au service de la haute performance et au service de la pratique pour toutes et tous. À travers la stratégie nationale sport santé 2025-2030, nous renforcerons cette politique essentielle au bien-être physique et psychique du plus grand nombre. Concrètement, cette stratégie permettra de renforcer les maisons sport santé, d’amplifier le développement de l’activité physique quotidienne et de renforcer la formation des éducateurs sportifs.
Nous continuerons à promouvoir la place des femmes dans le sport, dans la pratique comme dans l’encadrement. Je veux être très claire : la lutte contre toute forme de violence, en particulier les violences sexistes et sexuelles, est et restera une priorité absolue du ministère. J’ai déjà pris la décision d’ajouter 100 postes supplémentaires pour lutter efficacement contre toutes ces formes de violence. En 2026, nous irons encore plus loin pour mieux protéger les pratiquants, les jeunes sportifs, les bénévoles et les professionnels. Cela passe par la prévention, la formation et le signalement.
Quelles que soient les vicissitudes de la vie politique et les incertitudes, le sport français est riche de son caractère, de sa singularité, de ses valeurs et de ses acteurs. L’ambition que nous portons tous pour le sport français, telle qu’exprimée par le président de la République depuis 2017, reste intacte.
Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
« L’héritage de Paris 2024 est bien réel, tangible, concret, et surtout, il est à l’œuvre sur nos territoires » (M.-A. Le Fur, CPSF/ANS)
Nous sommes réunis aujourd’hui à l’occasion de ces vœux communs du sport français. Un moment important qui permet de s’adresser à l’ensemble de notre écosystème. Au-delà de la symbolique de ces vœux communs du ministère des Sports, du CNOSF, du CPSF et du COJOP, c’est l’occasion d’incarner et de réaffirmer la nécessité d’agir de concert pour ce bien commun qu’est le sport, et notamment le sport français. Une unité qui s’avère déterminante pour la réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, mais également, et c’est un peu plus surprenant, pour l’année 2025 du sport français. Une année que nous avions collectivement imaginée comme celle de l’après Paris 2024, durant laquelle notre énergie s’est principalement concentrée sur l’amplification de l’héritage des Jeux.
Nous n’avions pas imaginé collectivement devoir, à ce point et à nouveau, nous battre pour démontrer que le sport a toute sa place dans notre société. Pourtant, sur cette année 2025, les défis se sont accumulés : coupes budgétaires, incertitudes économiques et sociales, arbitrages difficiles… Cette réalité nous impose un regard lucide sur le Mouvement sportif français. Le sport devra sans cesse rappeler sa valeur, son utilité sociale, éducative, salutaire, ainsi que son rôle fondamental dans la cohésion de notre pays. Ces Jeux nous ont démontré que même le plus grand événement de la planète ne suffit pas à installer durablement la juste place du sport dans notre société. Ce contexte 2025 nous a amenés à endosser pleinement ce rôle de plaidoyer, conjointement avec le CNOSF, rappelant une évidence : le sport est un investissement pour l’avenir, pour notre nation et notre jeunesse. Un rôle que nous voulons renforcer dans la perspective des grandes échéances électorales à venir dans notre pays, afin que chaque acteur s’engage pleinement pour le sport et son développement.
En 2026, l’ambition du CPSF demeurera totalement inchangéeOui, l’année 2025 a été pleine de défis, de batailles. L’héritage de Paris 2024 est bien réel, tangible, concret et surtout il est à l’œuvre sur nos territoires. Je pense à la sanctuarisation du budget pour la haute performance paralympique par le ministère des Sports et l’Agence nationale du Sport
Groupement d’intérêt public créé le 24/04/2019 avec deux missions principales : la haute performance et le développement des pratiques sportives.
. 700 000 jeunes ont été sensibilisés au parasport et au sport, à ses valeurs et à ses athlètes, grâce à la Semaine olympique et paralympique, que nous réinstallerons en 2026. 10 000 personnes sont venues s’initier au parasport, encadrées par les 15 fédérations présentes lors de la Journée paralympique. 123 collectivités et 80 fédérations se sont engagées dans le programme Club inclusif.
En 2026, l’ambition du CPSF demeurera totalement inchangée, avec deux piliers principaux : faire du sport un véritable levier pour contribuer activement à une société plus inclusive, mais également permettre à chaque personne en situation de handicap de pratiquer le sport de son choix, à proximité de son lieu de vie, sans distinction liée à son handicap, mais en l’accueillant pleinement dans son établissement.
Permettre aux 12 millions de personnes en situation de handicap de pratiquer un sport est notre responsabilité collective et doit devenir une priorité collective portée par les acteurs engagés dans ce projet concret. Je suis persuadée que l’annonce prochaine de la stratégie nationale « sport handicap », portée par le MSJVA et le ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, marquera un tournant décisif en ce sens.
En 2026, nos priorités seront, dans la droite ligne des années précédentes, de :
- renforcer la structuration de l’offre ;
- dynamiser la demande ;
- améliorer le faire savoir ;
- généraliser la connaissance de tous les acteurs, à tous les niveaux.
Le programme Club inclusif, après avoir accompagné plus de 2 500 clubs vers l’accueil du public en situation de handicap, aura pour ambition de former, d’ici 2027, près de 4 000 clubs, en lien avec la Fédération du Sport adapté et la Fédération handisport.
La loi du 02/03/2022 dans les établissements spécialisés nous a permis de nouer des alliances vertueuses avec les Agences régionales de santé, les services de l’État en territoires et le Mouvement sportif. Elle permet de proposer des outils et une méthodologie à plus de 25 000 établissements et services médico-sociaux. En 2026, nous ferons perdurer cette dynamique, afin d’installer un lien entre les établissements et les clubs sportifs.
Sur la haute performance, notre programme « La Relève », de détection de para-athlètes à haut potentiel de performance, se déclinera dans sa version hiver.
En 2026, le CPSF renforcera également ses actions auprès des fédérations sur le sujet de la classification, spécificité majeure du mouvement paralympique. Un bureau d’étude de ressources en qualification sera déployé en appui des fédérations, et un kit d’éligibilité, par sport et par handicap, sera publié afin de faciliter l’appropriation de ces enjeux par l’ensemble des acteurs.
En coopération avec l’ANS, et ce dès samedi 24/01/2026, Journée internationale du sport féminin, le CPSF annoncera son plan d’action en faveur de la féminisation de la pratique parasportive.
Enfin, conjointement avec le CNOSF, nous poursuivrons nos engagements en faveur d’un sport éthique et respectueux des enjeux d’intégrité. L’éducation à la lutte contre le dopage, la prévention des violences à caractère sexuel et sexiste, ainsi que la lutte contre toutes les formes de discrimination resteront des enjeux majeurs de notre action en 2026.
Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF et de l’ANS



Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative